
01/03/2008, 09h07
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Date d'inscription: février 2006
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L’importance d’utiliser des termes propres à l’arabe lorsque l’on parle arabe
L’importance d’utiliser des termes propres à l’arabe lorsque l’on parle arabe
L’Erudit Sheikh al-Imâm al-Faqîh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn (rahimahullâh)
[...] Ce problème [de s’exprimer en arabe en utilisant des termes qui ne sont pas arabes] est touché d’une grande ignorance. Au point que l’on a vu [des gens] qui ont appris à leurs enfants une langue étrangère [à l’arabe]. Au lieu de dire : « as-Salâmu ’aleiKoûm wa Rahmatullâhi wa Barakâtuhu » qu’est ce qu’ils disent ? - « Bye, Bye ! » - Et c’est à Allâh que l’on demande la paix ! - Et quel est le sens de cela « Bye, Bye » ? C’est : « Abawî, Abawî » ce qui veut dire au revoir. La chose est telle aussi pour ce qui est du téléphone. La plupart des gens, lorsqu’ils répondent au téléphone, qu’est ce qu’ils disent ? - « Allo, Allo ! » - Et Il n’y a de dieu si ce n’est Allâh ! - Mais où est la salutation [as-Sallam] qui est lié à la Sounnah ? Si tu prends le téléphone, tu dis : « as-Salâmu ’aleiKoûm », cela est bien meilleur que de dire « Allo, Allo ! ». Ce mot là a été arabisé et je pense qu’il vient du mot : « Ahlân » [Bonjour, ou bienvenue]. Quel est le meilleur des deux ? « as-Salâmu ’aleiKoûm » bien sûr ! Bien au contraire, certaines personnes, lorsqu’elles répondent au téléphone disent : « as-Salâmu ’aleiKoûm ». Elles passent le « Sallam » même si ce sont elles qui reçoivent l’appel. Est-ce celui qui appelle ou celui qui répond à l’appel qui doit donner le « Sallam » ? C’est celui qui appelle qui le doit. Qui est celui qui appelle [al-Wârid] ? C’est celui qui appelle lui-même [al-Moutassal]. Et c’est donc lui qui doit donner le « Salâm ».
Pourquoi ne m’avez-vous pas blâmé lorsque j’ai utilisé le mot « Téléphone » [au lieu de « al-Hâtif » en arabe] ? Car à ce qu’il paraît, c’est un mot qui a été arabisé ? Les mots arabisés existent aussi dans le « Qor’ân al-Karîm ». Si tu emploies le mot « al-Hâtif » [qui veut dire téléphone en arabe] auprès des gens, ils ne comprendront pas. Et ils comprendront ce mot comme étant « la pluie » [al-Matar], dans le sens de la pluie qui tombe ou qu’il pleut. Ceci dit, il n’est que meilleur de dire « al-Hâtif » que « téléphone » en arabe. Cependant, si les gens utilisent ce mot en arabe lorsqu’ils parlent, je n’y vois pas de mal. Car ce n’est qu’un seul mot qui a été arabisé [dans ce cas]. Ce n’est pas des phrases composées [qui ont été faites].
Mais ce que l’on craint plutôt, c’est de parler avec des mots composés et des phrases complètes [dans ce cas]. Mais si ce n’est qu’un mot arabisé ou que les gens ont arabisé, il n’y a pas de mal. Certes dans le « Qor’ân », il y a des mots arabisés et le Prophète a parlé certaines fois en employant des mots qui n’étaient pas arabes. Comme lorsqu’il a dit à Umm Khâlid qui revenait d’Abyssinie et portait une nouvelle robe ; il lui a dit : « Sana, Sana » qui voulait dire : « Hassana, hassana ». Elle était venue d’Abyssinie en ayant apprit des mots de chez eux, et le Prophète lui a parlé avec des mots qu’elle comprenait. [1] [2]
Notes
[1] Rapporté par al-Bukhârî - n°5823
[2] Kitâb « Charh Ussûl fît-Tafsîr » de Sheikh Ibn ’Uthaymîn, p.98-99
Pris de: Ansar al Haqq
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