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Histoire Ce forum est dédié au événements historiques que l'humanité a connu pendant son long parcourt sur terre en générale. Nous donnons une importance particulière à l'histoire islamique et tous ce qui est en relation directe ou indirecte avec elle. N'hésiter pas donc d'enrichir vos connaissances de votre propre histoire et de nous rapporter des informations qui peuvent nous être utiles. Des questions sur ce Sujet seront les bienvenues.

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  #1 (permalink)  
Vieux 24/04/2007, 19h32
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Date d'inscription: février 2007
Messages: 55
Par défaut La patience.




On raconte que dans une ville d'entre les villes, où l'on enseignait toutes les sciences, vivait un jeune homme beau et studieux. Bien que rien ne lui manquât, il était possédé du désir de toujours apprendre d'avantage. Il lui fut un jour révélé, grâce au récit d'un marchand voyageur, qu'il existait dans un pays fort éloigné, un savant qui était l'homme le plus saint de l'Islam et qui possédait à lui seul autant de science, de sagesse et de vertu, que tous les savants du siècle réunis. Malgré sa renommée, ce savant exerçait le simple métier de forgeron, comme son père avant lui et son grand-père avant son père.

Ayant entendu ces paroles, le jeune homme rentra chez lui, prit ses sandales, sa besace et son bâton, et quitta la ville et ses amis sur le champ. Il marcha pendant quarante jours et quarante nuits. Enfin il arriva dans la ville du forgeron. Il alla directement au souk et se présenta à celui dont tous les passants lui avaient indiqué la boutique. Il baisa le pan de la robe du forgeron et se tint devant lui avec déférence.

Le forgeron qui était un homme d'âge au visage marqué par la bénédiction lui demanda :

- Que désires-tu, mon fils ?

- Apprendre la science. répondit le jeune homme.

Pour toute réponse le forgeron lui mit dans les mains la corde du soufflet de la forge et lui dit de tirer. Le nouveau disciple répondit par l'obéissance et se mit aussitôt à tirer et à relâcher la corde sans discontinuer, depuis le moment de son arrivée jusqu'au coucher du soleil. Le lendemain il s'acquitta du même travail, ainsi que les jours suivants, pendant des semaines, pendant des mois et ainsi toute une année, sans que personne dans la forge, ni le maître, ni les nombreux disciples qui avaient chacun un travail tout aussi rigoureux, ne lui adressât une seule fois la parole, sans que personne ne se plaignît ou seulement murmurât.

Cinq années passèrent de la sorte. Le disciple, un jour, se hasarda timidement à ouvrir la bouche :

- Maître...

Le forgeron s'arrêta dans son travail. Tous les disciples, à la limite de l'anxiété, firent de même. Dans le silence il se tourna vers le jeune homme et demanda :

- Que veux-tu ?

- La science !

Le forgeron dit :

- Tire la corde !

Sans un mot de plus tout le monde reprit le travail. Cinq autres années s'écoulèrent durant lesquelles, du matin au soir, sans répit, le disciple tira la corde du soufflet, sans que personne ne lui adressât la parole. Mais si quelqu'un avait besoin d'être éclairé sur une question de n'importe quel domaine, il lui était loisible d'écrire la demande et de la présenter au Maître le matin en entrant dans la forge. Le Maître ne lisait jamais l'écrit. S'il jetait le papier au feu, c'est sans doute que la demande ne valait pas la réponse. S'il plaçait le papier dans son turban, le disciple qui l'avait présenté trouvait le soir la réponse du Maître écrite en caractères d'or sur le mur de sa cellule.

Lorsque dix années furent écoulées, le forgeron s'approcha du jeune homme et lui toucha l'épaule. Le jeune homme, pour la première fois depuis des années, lâcha la corde du soufflet de forge. Une grande joie descendit en lui. Le Maître dit :

- Mon fils, tu peux retourner vers ton pays et ta demeure, avec toute la science du monde et de la vie dans ton coeur. Car tout cela tu l'a acquis en acquérant la vertu de la patience !

Et il lui donna le baiser de paix. Le disciple s'en retourna illuminé dans son pays, au milieu de ses amis. Et il vit clair dans la vie.

Qu'ALLAH nous guide .AMINE

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  #2 (permalink)  
Vieux 24/04/2007, 23h44
Senior Member
 
Date d'inscription: novembre 2006
Messages: 215
Par défaut

Citation:
Envoyé par Ummu al jihad



- Mon fils, tu peux retourner vers ton pays et ta demeure, avec toute la science du monde et de la vie dans ton coeur. Car tout cela tu l'a acquis en acquérant la vertu de la patience !

Qu'ALLAH nous guide .AMINE

,

salem alaykoume wr wb,

Amin..

Les mérites de la patience

Dieu (تعالى) a dit : {Dieu est avec ceux qui sont endurants.} (2/153)

Dieu (تعالى) a dit : {Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint : "Certes nous sommes à Dieu, et c'est à Lui que nous retournerons". Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.} (2/155~157)

Dieu (تعالى) a dit : {Ceux-là auront pour récompense un lieu élevé [du Paradis] à cause de leur endurance, et ils y seront accueillis avec le salut et la paix} (25/75)

Dieu (تعالى) a dit : {Seuls les patients reçoivent leur salaire pleinement et sans compter} (39/10)

Abou Hourayra (رضي الله عنه) rapporte que le messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Dieu (تعالى) dit : "Quand Je reprends à Mon esclave croyant l'âme de l'être qu'il aime le plus au monde et qu'il se montre patient dans l'espoir de Ma récompense, Je n'en ai d'autre récompense pour lui que le Paradis"" (Al-Boukhâri)

Anas (رضي الله عنه) rapporte ceci : "J'ai entendu le messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) dire : "Dieu Tout Puissant a dit : "Quand J'éprouve Mon esclave dans les deux choses qu'il aime le plus (ses yeux) et qu'il se montre patient, Je lui donne le Paradis en dédommagement de leur perte"". (Al-Boukhâri)

Abou Sa'id Al Khoudri (رضي الله عنه) rapporteque le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) dit : "Nul n'a reçu de don meilleur et plus abondant que celui de la patience"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

D'après Abou Mâlik Al Ash'arî (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La patience est une clarté". (Mouslim)

Selon Souhayb Ibn Sinan (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Ce que l'affaire du Croyant est étonnante! Son affaire ne comporte (pour lui) que du bien, et cette faveur n'appartient qu'au Croyant : s'il est l'objet d'un événement heureux, il remercie Dieu et c'est là pour lui une bonne chose. S'il est victime d'un malheur, il l'endure avec patience et c'est là encore pour lui une bonne chose". (Mouslim)

Anas (رضي الله عنه) a dit : "Le messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La grandeur de la récompense va de pair avec la grandeur de l'épreuve. Dieu (تعالى), quand Il aime les gens, les éprouve. Celui qui accepte l'épreuve avec abnégation aura la satisfaction de Dieu; et celui qui lui oppose son mécontentement, Dieu sera mécontent de lui". (At-Tirmidhi)

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Le Croyant et la Croyante ne cessent d'être éprouvés dans leur corps, leurs enfants et leurs biens jusqu'à ce qu'ils rencontrent Dieu Le Très-Haut sans avoir à répondre d'aucun péché". (At-Tirmidhi)

'Aicha (رضي الله عنها) a dit avoir interrogé le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) sur la peste. Il l'informa que c'était un fléau que Dieu le Très-Haut envoie sur qui Il veut. Il en a cependant une miséricorde pour les Croyants car il n'est pas un être se trouvant en pleine épidémie peste restant malgré cela dans son pays (pour ne pas propager la maladie), s'armant de patience dans l'espoir de Sa récompense et convaincu que seul peut l'atteindre ce que Dieu lui a prédestiné, qui n'ai un salaire égal à celui du martyr. (Al-Boukhâri)

La patience n'est digne de ce nom que si elle se manifeste au premier choc

Anas (رضي الله عنه) a dit : "Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) passa devant une femme qui pleurait auprès d'une tombe. Il lui dit : "Crains Dieu et sois patiente!"
Elle dit : "Laissez moi en paix! Tu n'as pas été touché par le malheur qui m'accable et tu n'as jamais rien connu de tel".
Quelqu'un lui dit : "C'est le Prophète (صلى الله عليه و سلم)"
Elle se présenta à la porte du Prophète (صلى الله عليه و سلم) sans y trouver de portier (pour l'en empêcher).
Elle dit au Prophète (صلى الله عليه و سلم) : "Je ne t'avais pas reconnu".
Il dit : "La patience n'est digne de ce nom qui si elle se manifeste au premier choc". (Al-Boukhâri, Mouslim)

La patience s'obtient en s'astreignant à elle

Abou Sa'id Al Khoudri (رضي الله عنه) rapporteque le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) dit : "Celui qui s'astreint de patienter, Dieu lui en donne la force"". (Al-Boukhâri, Mouslim)
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