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Histoire Ce forum est dédié au événements historiques que l'humanité a connu pendant son long parcourt sur terre en générale. Nous donnons une importance particulière à l'histoire islamique et tous ce qui est en relation directe ou indirecte avec elle. N'hésiter pas donc d'enrichir vos connaissances de votre propre histoire et de nous rapporter des informations qui peuvent nous être utiles. Des questions sur ce Sujet seront les bienvenues.

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Vieux 09/01/2007, 10h10
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Date d'inscription: novembre 2006
Messages: 215
Par défaut La bataille d'Alger!!



salem alaykoume wr wb,


Cinquante ans après, Algériens et Français s'opposent toujours sur la "bataille d'Alger"


Coincé entre le procès Khalifa, (milliardaire déchu réfugié à Londres), prévu pour commencer lundi 8 janvier à Alger, et le coup d'envoi, le 12 janvier, de la manifestation "Alger, capitale de la culture arabe 2007", le 50e anniversaire du début de la "bataille d'Alger" passe inaperçu en Algérie. Aucune manifestation particulière, pas une ligne dans la presse. Il faut dire que le 7 janvier 1957, date d'entrée dans la ville de milliers de parachutistes français menés par le général Massu, n'est pas la date symbole de la "bataille d'Alger" pour les Algériens.

Ici, on estime que ce choix du 7 janvier est purement "français" et qu'il correspond seulement à une vision française de l'histoire. S'il fallait vraiment une date pour marquer la "bataille d'Alger", ce serait plutôt, souligne Abbas Brahim, directeur du patrimoine historique et culturel au ministère des Moudjahidins (anciens combattants), la grève des huit jours, lancée par le FLN le 28 janvier 1957, l'assassinat de Larbi Ben M'Hidi le 3 mars 1957, ou encore, le 8 octobre suivant, la mort au champ d'honneur d'Ali Ammar, dit "Ali la pointe", de la jeune Hassiba Ben Bouali, de Mahmoud Boumahdi et de Yacef Omar, dit "petit Omar" (12 ans).

Ces quatre héros emblématiques de la "bataille d'Alger" ont été immortalisés par le film éponyme de Gillo Pontecorvo. A la Casbah, rien ne mentionne la maison où ils sont tombés. Mais il suffit de prononcer le nom d'"Ali la pointe" pour qu'aussitôt on vous explique comment vous rendre au 5 rue des Abderrames.

Peinte à la chaux, la maison est plongée dans le silence. On y entre un peu comme on pénètre dans une mosquée. Plastiquée par les parachutistes français, la demeure s'est effondrée, le 8 octobre 1957, entraînant dans sa chute l'écroulement de la maison voisine. Bilan : 17 morts dont 8 enfants. Reconstruit à l'identique, l'édifice est devenu le lieu témoin par excellence de la "bataille d'Alger".

LOURDES PERTES

Dans la maison mitoyenne vit encore la famille Smail, qui a perdu deux fillettes dans le drame. La mère s'est instituée gardienne de la mémoire. Elle n'a pas oublié l'impressionnant déploiement des parachutistes et raconte comment elle est sortie de sous les décombres. De la "bataille d'Alger", les Algérois de l'ancienne génération se souviennent comme d'une "épreuve terrible". Beaucoup d'entre eux récusent l'expression "bataille d'Alger", soulignant qu'il n'y avait pas deux camps adverses, mais une armée régulière d'occupation face à une population sans défense.

Aujourd'hui encore, on salue l'implication des femmes algériennes dans cet épisode marquant de la "guerre de libération". "Ce sont elles qui assuraient les caches, transmettaient les messages, convoyaient les armes... Certaines ont accompli des actes d'héroïsme incroyable", rappelle Djamila Boupacha, ancienne militante du FLN, rescapée de la torture.

Djamila Boupacha a été torturée à la caserne du génie à Hussein-Dey, un lieu parmi d'autres où l'on pratiquait la "question" à la chaîne, en cette année 1957 à Alger. Personne n'a oublié la villa Sésini, à présent fermée. Le centre d'El-Biar, où a péri sous la torture le jeune mathématicien Maurice Audin, n'existe plus. La caserne de Delly-Brahim est, elle, devenue un centre d'accueil pour personnes âgées. Quant au centre d'interrogatoire Sarrouy, il est redevenu ce qu'il était en temps "normal" : une école...

La "bataille d'Alger" a été une sérieuse épreuve pour le FLN. Le mouvement indépendantiste a subi de lourdes pertes. Fallait-il lancer la "grève des huit jours" qui a permis à Massu de généraliser et de systématiser la torture ? A Alger, on se pose la question, aujourd'hui encore. Mais on souligne que, si la "bataille d'Alger" s'est soldée par la destruction de l'appareil politico-militaire du FLN, elle a aussi permis de donner un retentissement international au combat des Algériens.
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