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Histoire Ce forum est dédié au événements historiques que l'humanité a connu pendant son long parcourt sur terre en générale. Nous donnons une importance particulière à l'histoire islamique et tous ce qui est en relation directe ou indirecte avec elle. N'hésiter pas donc d'enrichir vos connaissances de votre propre histoire et de nous rapporter des informations qui peuvent nous être utiles. Des questions sur ce Sujet seront les bienvenues.

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Vieux 03/12/2006, 21h43
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Question recherche de biographies,récits...



Je suis nouvelle et je ne sais pas si c'est bien ici que je dois ouvrir cette discussion...
Voilà je suis à la recherche de biographies de nos Moudjahidines ainsi que des récits de Martyrs.
Je souhaiterai réunir le maximum d'informations...Les parcours de ces Lions de L'Islam dans ce monde sont de véritables modèles que l'on devrait partager tous ensemble et aussi veiller à les transmettre à nos enfants inchAllah
alors j'aimerai vous demander où pourrais-je me les procurer inchAllah (sur le net ou ailleurs)?
Barak Allah ufikoum mes frères et soeurs

Qu'Allah fasse triompher nos Moudjahidines et les accueille au plus haut degré de Son Paradis!
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Vieux 04/12/2006, 08h51
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voici la biographie du sheikh qui a fait revivre le jihad du 20e siècle

Cheikh Abdullah Youssouf Azzam


Abdullah Youssouf Azzam naquit en 1941 à ane-ba'ah Al-Hartiyeh, village de la province de Jénine en terre sainte occupée de Palestine. Il fut élevé dans un foyer humble où on lui enseigna l'Islam et où il fut nourri de l'amour d'Allah, de Son messager, de ceux qui ont un comportement qui satisfait Allah, des personnes droites et du désir de l'au delà.
Abdullah Azzam était un enfant distingué qui dès son plus jeune âge montra des signes d’excellence et propagea l'Islam. Ses professeurs remarquèrent sa persévérance et son sérieux tandis qu'il était encore à l'école primaire.
Il reçut son éducation élémentaire et secondaire dans son village puis continua son éducation à l'université agricole de Khadorri. Bien qu'il ait été le plus jeune de ses collègues, il était le plus intelligent et le plus futé. Après être sorti diplômé de l'université de Khadorri, il travailla comme professeur dans un village nommé Adder en Jordanie du sud. Plus tard, il entra à l'université de Sharia de Damas où il obtint en 1966 un diplôme en Shariah (loi islamique). Après que les juifs aient pris la Cisjordanie en 1967, cheik Abdullah Azzam, ne pouvant pas vivre en Palestine occupée par les juifs, décida d'émigrer en Jordanie. Le bruit des Tanks israéliens envahissant la Cisjordanie sans rencontrer aucune résistance le déterminèrent à émigrer pour acquérir les formations nécessaires au combat.
Vers la fin des années 60, il se joignit au Jihad contre l'occupation israélienne de la Palestine et de la Jordanie puis peu après il alla étudier en Egypte où il obtint sa maîtrise en Shariah
à l'université d'Al-Azhar.
En 1970, après que le Jihad ai été contraint de cesser par les forces de l’OLP, il prit un poste d'enseignant à l'université jordanienne d’Amman. En 1971, il obtint une bourse pour aller étudier à l'université d'Al-Azhar au Caire où il obtint en 1973 un diplôme universitaire en jurisprudence islamique (Oussoul-ul-Fiqh). Pendant son séjour en Égypte, il fit la connaissance de la famille du Shahid Sayyed Qutb.
Cheik Abdullah Azzam participa pendant longtemps au Jihad en Palestine. Cependant, il lui déplaisait que les personnes impliquées dans ce Jihad étaient égarées loin de l'Islam. Il raconta la façon dont ces gens passaient leurs nuits à jouer aux cartes et à écouter de la musique, en ayant quand même l'illusion de faire le Jihad pour libérer
la Palestine. Cheik Abdullah Azzam mentionna que sur les milliers de personnes qui allaient au front, ceux qui faisaient leur Salah en commun étaient tellement peu qu'on pouvait les compter. Il essaya donc de les guider vers l'Islam, mais en vain. Un jour, il demanda à un ‘Moujahid' quelle religion était derrière la révolution palestinienne, et l’homme répondit clairement et sans hésiter : « Cette révolution n'a aucune religion. »
Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Cheik Abdullah Azzam quitta la Palestine et alla en Arabie Saoudite où il enseigna dans les universités.
Quand cheik Azzam réalisa que sans une force organisée la Oummah ne serait jamais victorieuse, le Jihad et les armes devinrent ses seules préoccupations et loisirs. Il disait : « Rien que le Jihad et les armes: « Pas de négociation, pas de discours et pas de dialogues ». Mettant en pratique ce qu’il prêchait, cheik Abdullah Azzam fut l’un des premiers Arabes à rejoindre le Jihad afghan contre les communistes d'URSS.
En 1979, après s’être renseigné sur le Jihad afghan, il quitta son poste d'enseignant à l'université du Roi Abdul-Aziz à Jeddah en Arabie Saoudite et alla à Islamabad au Pakistan afin de participer au Jihad. Il se rendit au Pakistan pour se rapprocher du Jihad afghan, et là il finit par rencontrer les chefs du Jihad. Dès son arrivée au Pakistan, il fut nommé conférencier à l'université islamique internationale d'Islamabad. Quelques temps plus tard, il dut quitter l'université pour consacrer à plein temps son énergie au Jihad en Afghanistan.
Au début des années 80, cheik Abdullah Azzam alla goûter au Jihad en Afghanistan. Dans ce Jihad, il trouva l’aboutissement de son parcourt et l'amour du combat dans le chemin d'Allah, tout comme le Messager d'Allah a dit : "Une heure de combat dans le chemin d'Allah vaut plus que soixante-dix ans passés en prières chez soi. " [At-Tirmithi et Hakim]
Inspiré par ce Hadith, cheik Abdullah Azzam immigra avec sa famille à Islamabad au Pakistan afin de se rapprocher du champ de bataille et peu après, il déménagea à Peshawar pour être encore plus près du champ du Jihad et du Martyre. À Peshawar, cheik Abdullah Azzam fonda Bait-ul-Ansar (bureau d’aide aux Moujahideen) dans le but d'offrir toute l'aide possible au Jihad afghan et aux Moujahideen par l'établissement et la gestion des projets de soutien à la cause. Le bureau recevait et formait également des volontaires venus au Pakistan pour participer au Jihad et les assignait aux lignes de front.

Évidemment, ceci n'était pas suffisant pour satisfaire le désir brûlant de cheik Azzam pour le Jihad. Ce désir le conduisit finalement à partir au front. Sur le champ de bataille, le cheik joua avec élégance le rôle qu’il se destinait et vécut une épopée généreuse d'héroïsme.

En Afghanistan, il voyagea dans tout le pays, visitant la plupart des provinces et des villes comme Lujer, Qandahar, Hindukush, la vallée du Binjistr, Kaboul et Jalalabad. Ces voyages permirent au cheik Abdullah Azzam d'être témoin de ses propres yeux du combat héroïque de ces gens simples qui sacrifiaient tout ce qu'ils avaient – à commencer par leur vie - pour la Suprématie du Din de l'Islam.
De retour à Peshawar, cheik Azzam parlait sans cesse du Jihad. Il priait pour la réunification des commandants moujahideen divisés. Il invitait ceux qui n'avaient pas encore rejoint le combat à prendre les armes et à le suivre au front avant qu'il ne soit trop tard.
Abdullah Azzam influença considérablement le Jihad en Afghanistan et le Jihad l’influença considérablement puisqu'il y consacrait tout son temps. Il devint la personnalité la plus en avant du Jihad afghan après les chefs afghans eux-mêmes. Il fit beaucoup d’efforts pour promouvoir la cause afghane aux yeux du monde entier, en particulier devant la Oummah musulmane. Il voyagea partout dans le monde, invitant les musulmans à se rassembler pour la défense de leur religion et de leurs terres. Il écrivit un certain nombre de livres sur le Jihad comme « Rejoignez la caravane » et « La Défense des terres musulmanes ». Il participa d'ailleurs lui-même physiquement au Jihad afghan, bien qu’il était âgé de plus de 40 ans. Il traversa l'Afghanistan, du nord au sud et de l’est à l’ouest, par les montagnes, dans la neige, dans la chaleur et dans le froid, voyageant à dos d’âne ou à pied. Les jeunes hommes qui l'accompagnaient se fatiguaient de tels efforts, mais pas le cheik Abdullah Azzam.

Il changea les esprits des musulmans au sujet du Jihad en Afghanistan et présenta le Jihad comme étant une cause islamique concernant donc tous les musulmans du monde. Grâce à ses efforts, le Jihad afghan devint universellement connu et bientôt des combattants islamiques volontaires du monde entier commencèrent à arriver en Afghanistan pour s'y acquitter de leur obligation de Jihad et de défense de leurs frères et sœurs musulmans opprimés.
La vie du cheik ne tournait plus qu’autour d'un but simple : l'établissement sur terre de la loi d'Allah, cela étant la responsabilité évidente de chaque musulman. Afin d'accomplir ainsi la noble mission de sa vie, la reconstitution du Khilafah, le cheik se concentra sur le Jihad (la lutte armée pour établir l'Islam). Il croyait que le Jihad devait continuer jusqu'à ce que le Khilafah (gouvernement islamique) soit rétabli pour que la lumière de l'Islam puisse ainsi briller sur le monde entier.
Cheik Abdullah Azzam fit le Jihad de toutes les manières possibles en répondant à l'appel d'Allah: "Allez en avant, léger et lourd, et combattez avec vos personnes et votre richesse dans le chemin d'Allah. Cela est meilleur pour vous, si seulement vous saviez. " [ Quran, 9:41] Il éleva aussi sa famille dans cet esprit, de sorte que son épouse, par exemple, s'engagea dans les soins aux orphelins et dans tout autre travail humanitaire en Afghanistan. Il refusa des postes d'enseignant dans de nombreuses universités, déclarant qu'il ne cesserait pas le Jihad avant d’avoir atteint le martyr ou d’avoir été assassiné. Il ne cessait de répéter que son but final était toujours de libérer la Palestine. Il disait : « Je ne quitterai la terre du Jihad que dans trois cas : je serai tué en Afghanistan, je serai tué à Peshawar ou je serai arrêté et expulsé du Pakistan. » Abdullah Azzam avait fait du Jihad en Afghanistan le pilier central du Jihad des temps modernes. En participant à ce Jihad, en clarifiant les obstacles qui avaient été érigés sur le chemin du Jihad, il joua un rôle significatif en changeant les esprits des musulmans au sujet du Jihad et de ses besoins. Il était un modèle pour la jeune génération qui répondait à l'appel du Jihad. Il dit un jour: « J'estime avoir vécu 9 ans: 7ans 1/2 -dans le Jihad afghan, 1 an 1/2 dans le Jihad en Palestine. Le reste des années n'a aucune valeur. »
De son pupitre, cheik Azzam réitérait toujours sa conviction que : « Le Jihad ne doit pas être abandonné jusqu'à ce qu'Allah (SWT) seul soit adoré. Le Jihad doit continuer jusqu'à ce que le nom d'Allah soit élevé Haut. Le Jihad doit continuer jusqu' à ce que tous les peuples opprimés soient libérés. Le Jihad doit continuer pour protéger notre dignité et pour récupérer nos terres occupées. Le Jihad est la manière d’obtenir la gloire éternelle. »
L'histoire, ainsi que tous ceux qui ont bien connu le cheik Abdullah Azzam, témoigne de son courage à dire la vérité quelques soient les conséquences. Il considérait le commandement d'Allah: « Proclamez ouvertement que vous avez été commandé, et tournez-vous loin des polythéistes (Mushrikeen). » [Quran, 15:94 ]
Le cheik Abdullah Azzam rappelait à tous les musulmans: « Les Musulmans ne peuvent pas être vaincus par les autres. Nous les musulmans ne sommes pas vaincus par nos ennemis, mais nous sommes vaincus par nous mêmes. "
Il était un modèle des manières islamiques dans sa piété, sa dévotion à Allah et sa modestie en toutes choses. Cheik Azzam écoutait la jeunesse, il ne craignait pas de laisser l’accès à son cœur courageux. Il pratiquait le jeûne du prophète Dawoud et conseillait aux autres de jeûner le lundi et le jeudi. Le cheik était un homme droit, honnête et vertueux qui n'était jamais déplaisant ni ne calomniait les autres ou parlait d'un autre musulman.
Alors que le Jihad en Afghanistan continuait, il réussit à unifier les divers groupes de combat du Jihad afghan. Naturellement, une telle fierté de l'Islam causait une grande détresse aux ennemis de cette religion, et ils complotaient donc pour l'éliminer. En 1989, une quantité mortelle de TNT fut placée sous le pupitre d’où il faisait un sermon chaque vendredi. C'était une quantité tellement énorme que, si elle avait explosé, elle aurait détruit la mosquée et tout les gens qui s’y trouvaient. Des centaines de musulmans auraient été tués, mais Allah les protégea et la bombe n’explosa pas.
Les Ennemis de l’islam, déterminés à accomplir leur horrible mission, récidivèrent à Peshawar. Peu de temps après, Allah voulut que cheik Abdullah Azzam quitte ce monde pour retrouver Sa glorieuse compagnie (nous espérons qu'il en est ainsi). Le cheik partit d'une façon glorieuse, le vendredi, 24 novembre 1989.
Les ennemis d'Allah posèrent trois bombes sur une route si étroite qu’une seule voiture pouvait y rouler à la fois. C'était la route que le cheik Abdullah Azzam empruntait pour se rendre à la prière du Vendredi. Ce Vendredi là, le cheik ainsi que deux de ses fils, Ibrahim et Muhammad, et un des fils du défunt cheik Tamim Adnani (un autre héros du Jihad afghan), roulaient le long de cette route. La voiture s'arrêta à la hauteur de la première bombe, le cheik descendit pour faire le reste à pied. Les ennemis d’Allah, cachés pas loin, firent alors exploser la seconde bombe. Une explosion forte retentit que l’on entendit dans toute la ville.
Les gens sortirent de la mosquée et assistèrent à une scène horrible. Il ne restait que des fragments de la voiture. Ibrahim avait été projeté à 100 mètres et les deux autres jeunes avaient été projetés aussi très loin, et les restes de leurs corps étaient dispersés parmi les arbres et les lignes à haute tension. Quant au cheik Abdullah Azzam lui-même, son corps reposait contre un mur, intact et pas du tout défiguré, sauf que l'on voyait du sang couler de sa bouche.
Ce souffle fatidique avait efficacement mis fin aux jours du cheik Abdullah Azzam qui avait si bien participé à la lutte, aux efforts et au combat dans le chemin d'Allah. Il lui a aussi ouvert la porte vers la vie éternelle dans les jardins du paradis - nous prions Allah qu'il en soit ainsi – où il appréciera la compagnie illustre de "ceux sur qui sont dans la grâce d'Allah, les prophètes, les sincères, les Martyrs et les droits. Les meilleurs compagnie sont celles ci."
Il était de ces grands héros réformateurs de l'Islam qui ont quitté l'arène du Jihad et de ce monde et ne reviendront jamais. Il est enterré dans le cimetière des shouhadas de Pabi à Peshawar où il a rejoint des centaines d'autres Shouhadas. Qu' Allah l'accepte comme martyr et lui accorde la position la plus élevée dans le paradis. La lutte qu'il représentait continue en dépit des ennemis de l'Islam. Il n'y a pas une terre de Jihad aujourd'hui dans le monde, ni un Mujahid combattant dans la voie d'Allah, qui ne soit pas inspiré par la vie, les enseignements et les travaux du cheik Abdullah Azzam (qu'Allah ai de la pitié pour lui). Nous demandons à Allah d'accepter les œuvres du cheik Abdullah Azzam et de l'élever au niveau le plus élevé du Paradis. Nous demandons à Allah d'ériger pour cet Oummah plus de cheiks de cette trempe qui tirent leurs connaissances du champ de bataille plutôt que des livres.
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Vieux 04/12/2006, 12h07
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qu ALLAH lui face misericorde ...amine

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Vieux 04/12/2006, 12h51
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Citation:
Envoyé par victoire_incha allah

qu ALLAH lui face misericorde ...amine
Allahomma amiin
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  #5 (permalink)  
Vieux 04/12/2006, 22h06
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Quelqu'un aurait-il des liens pour accéder à des récits ou des biographies de Moudjahidines?Barak Allah ufikoum
Je fais des recherches mais jusqu'à présent je n'en n'ai trouvé que sur le site An-Nissa

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Vieux 05/12/2006, 02h01
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L’arrivée en Bosnie :

«Les meilleurs instants pour celui qui va au Jihad, c’est lorsqu’il arrive enfin à bon port, surtout lorsque le chemin est semé d’embûches et de dangers, comme c’est le cas pour aller en Bosnie ou en Tchétchénie. La première fois que j’ai posé le pied en Bosnie-Herzégovine j’ai ressenti de la joie, de la fierté et une certaine imbécillité, car je voyais les massacres perpétrés par les chrétiens contre les musulmans, et ce que nous montrait la télévision comme boucherie et images qui te donnent des sueurs froides, et tu te sens faible et tu sais qu’il est difficile de rejoindre ces terres, en plus que des cassettes vidéos nous parvenaient en premier, nous étions les premiers a voir tout cela.

Mon voyage commença d’un avion à un autre, puis enfin à un avion de ligne affilié à la compagnie d’aviation croatienne.

Je suis monté dans cet avion qui était semblable à un autobus, il n’y avait aucun service et les gens avaient un mauvais comportement, je voyais la haine que les croates avaient envers les arabes

La steward apporta à chaque passager son repas, sauf à moi, et elle me dévisageait avec une haine profonde et professait des propos qui étaient d’après moi des insultes et imprécations à mon égard, peu importe, l’important est que j’atteigne ma destination même si pour cela ils doivent piétiner mon corps.

Je suis descendu à l’aéroport de Zagreb dans le pays maudit de Croatie, qu’Allah l’enlaidisse et le détruise, l’aéroport était devenu une caserne militaire où il y avait des militaires croates et d’autres de l’ONU

Les militaires m’ont harcelés de tout côté, insultés, provoqués, humiliés, ceux de l’ONU firent pareille, je me suis dit en moi-même : « Ô Ahmed, ne t’en fais pas, le plus important est que tu arrives à rentrer dans le pays. »

Après plusieurs heures d’interrogatoires, j’ai enfin pu sortir de l’aéroport et entrer dans Zagreb. Ensuite j’ai pris un bus pour la Bosnie, le voyage dura deux jours avant d’arriver a Zenica.

Dans le bus, les regards des gens à mon encontre étaient différents, j’y voyais de la haine, de la colère, de la provocation, mais aussi de l’amour. Après avoir quitté la Croatie et être rentré en Herzégovine d’autres problèmes commencèrent, mais j’ai réussi à les passer par la grâce d’Allah, à un nouveau poste de contrôle mon coeur se mit à trembler encore une fois, le policier regarda mon passeport et me dit :

« Bienvenue sur les terres des Musulmans »

A ces mots, je fut soulagé en mon intérieur, et une joie s’empara de moi, puis la moitié des gens du bus se leva et vinrent me saluer, c’étaient des musulmans et tous me regardaient avec compassion et étaient solidaires de ma cause, sans y faire d’allusion, craignant les croates qui étaient dans le bus, nous arrivâmes à Zenica et de là au régiment des Moudjahiddines et de là au paradis sur terre !
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Vieux 05/12/2006, 02h02
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Donne moi un chewing-gum !


Un jour nous allâmes rejoindre les positions des fronts avancés contre les Serbes, en chemin nous passâmes par un petit village, il y avait environ 1heure et demi de marche à pied pour rejoindre le front, nous ne pouvions prendre de voitures au risque d’être repérés par l’ennemi.
Nous étions neuf arabes, nous avions pour habitude d’acheter des chewing-gums et des bonbons pour les enfants, à chaque fois que l’on voyait un enfant, on lui en donnait, à un moment à l’approche d’un village, environ une heure après la prière du matin, tout les enfants vinrent nous accueillir, puis sortit d’une maison une petite fille, par Allah elle était tel un soleil, elle avait 4 ans et resplendissait telle une rose en éclosion, elle se mit près de moi, et je lui donna un baiser et l’a pris dans mes bras et joua avec elle.
Les autres Moudjahiddines prenaient de l’eau d’un robinet pas très loin d’où j’étais. Le frère de cette fille vint à moi aussi, il avait 7 ans, ensuite sa sœur me dit :
« Donne moi un chewing-gum ! »,

Je lui en ai donc donné à elle et à son frère, je suis resté avec eux environ ¼ d’heure, et sa mère nous surveillait tandis qu’elle lavait des habilles, elle invoquait pour nous et était contente de me voir jouer avec ses enfants, puis elle appela les enfants, avant de partir, la petite fille me jeta des regards d’une manière étrange, mon cœur frémissa à cette vue, c’est comme si elle avait ressentie quelque chose d’étrange.

Nous nous éloignâmes un peu de la maison, et je leur faisait des adieux à voix haute et eux aussi, quand soudain un obus tomba près de nous, nous tombâmes tous à terre mais personne ne fut toucher, puis un deuxième obus tomba, ce qui fit s’élever de la poussière dans le ciel, c’est alors que j’entendis des cris, des appels à l’aide et au secours, je me leva et me dirigea précipitamment vers la maison de la jeune fille, ma bien aimée, c’est alors que j’aperçu une vision qui ne cesse d’être enfouie au fond de moi, elle fut touchée gravement au cou, aux jambes et au ventre, elle me regardait et pleurait de douleur, je l’embrassa, l’a pris avec moi et l’emmena rapidement dans un lieu sûr.

Par Allah j’ai lavé son sang avec mes larmes qui tombaient sur elle, tellement c’était triste de voir ça, sa jolie voix s’arrêta et elle quitta ce monde.

Je pleurais pour elle comme si elle était ma propre fille, puis les frères me levèrent et son petit corps en bougeant une dernière fois fit tomber le chewing-gum et les bonbons que je lui avait donné, ensuite je suis retourné à la maison, sa mère aussi était touchée sérieusement, mais elle resta en vie, son fils aussi avait été gravement blessé, nous les emmenèrent rapidement à un village qui se situait à 30 minutes en course à pied, nous la donnèrent au docteur Salah un syrien, il l’a soigna, pansa ses blessures et celle de son fils.

Je ne cesse de penser à elle.

« Donne moi un chewing-gum ! »


Qu’Allah fasse miséricorde a cette petite fille, et aux musulmans et musulmanes morts sous le feu de l’ennemi, qu'Il accorde un rang élevé aux Moudjahiddines qui délaissent femmes et enfants et combattent pour que Sa parole soit la plus haute et lavent l’honneur des croyants et des croyantes, et qu’Il humilie ceux qui s’opposent à eux et luttent contre l’Islam, et qu’Il maudisse ceux qui ont tués notre petite sœur, et qu’Il ne nous fasse pas mourir sans avoir soulager nos cœurs en voyant la victoire contre nos ennemis, et qu’Il accorde à nos pieds le mérite de fouler les terres de combat et nous donne le martyr en combattant l’ennemi de face sans lui tourner le dos.

Amin[/center]
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Vieux 05/12/2006, 02h04
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La dernière permission

Dans une nuit sombre, pluvieuse et terrible.

Dans une nouvelle contrée, d’où on ne connaissait ni les entrées ou les sorties, arriva 5 voitures des Moudjahiddines, il y avait 2 minibus, 2 jeeps et un camion.

De l’une d’entre elles, un des lions d’Allah mit le pied à terre, c’était Abou Mou’adz le koweitien _ qu’Allah lui fasse miséricorde _.

Nous étions des groupes de 4 personnes, avec un émir pour chaque groupe.

On était dans un village sobre, calme, qui se trouvait au sommet de la montagne « Zavidotch » en Bosnie, j’étais avec 4 frères arabes, 2 Saoudiens, un Koweitien et un Yéménite.

Nous avons passé la nuit dans l’une des maisons de ce village, nous étions fatigués, épuisés, il fallait se réunir le lendemain avec les chefs pour aller au front, 1 heure avant Fajr, nous quittâmes le village en marchant doucement.

Les Moudjahiddines se sont réunis et on forma des groupes. Abou Mou’adz nous a fait un sermon dans lequel il nous incita à avoir foi en la récompense divine, à demeurer ferme face à l’ennemi et à être obéissants, puis nous gravîmes des hautes montagnes dans l’obscurité.

La nuit était sombre, il pleuvait, la peur était présente, seul le bruit de nos pas ainsi que les explosions des obus Serbes qui tombaient près de nous rompaient son silence

Je me mis à interroger mon âme :

« Est-ce ta dernière nuit en ce monde » ?

« Verras tu le jour suivant, ou bien vas-tu te retrouver à terre dans une tombe » ?

« Vais-je encore voir Abou Mohamed Le koweitien qui avance devant moi énergiquement ?

Je continuais à me poser des questions, jusqu’à ce que nous atteignîmes le front dans un village, au sommet d’une montagne, à l’heure de la prière du matin. Nous avons priés tous ensemble et notre Imam fut le Cheikh Nour cha’ban _qu’Allah lui fasse miséricorde_ l’appel à la prière fut fait par Salah un Yéménite.

Après la prière, les responsables sont passés à travers les rangs et nous ont donnés des provisions à porter, il y avait du thon et du pain rassis. Notre chef Abou Mou’adz nous donna les dernières directives, il nous a dit que l’armée Bosniaque allait lancer une grande attaque ce matin contre les Serbes, notre mission était donc de les occuper et de faire un maximum de victimes et blessés parmi eux.

Une fois en haut de la montagne, nous avions pris nos positions dans les tranchées et l’échange de feu commença avec les Serbes sous les cris de « Allahou Akbar » qui retentissaient au sommet de la montagne, annonçant ainsi que les Moudjahiddines étaient là, cela jetait de l’effroi chez les Serbes car ils savent qui sont les Moudjahiddines, ils lancèrent contre nous toutes leurs armes, petites et grandes, des missiles anti-aérien, des tirs d’obus d'artillerie de 75 mm, des tirs de DC qui ont complètement brûlés et anéantis le haut de la montagne, ils pensaient que nous voulions avancer vers leurs positions.

J’étais dans une tranchée avec Abou Dhar Ta-ifi et Abou bakr un Libyen, il y avait moins de 50 mètres entre nous et les Serbes, on avait des obus de mortier, des lances missile RPG et nos Kalachnikovs, tout près de nous il y avait une tranchée avec des ennemis, la situation devenait insupportable car leur tirs s’intensifiaient et étaient précis, nous avons essayer de les encercler tandis que l’angoisse s’emparai de nous.
Nous étions dans un poste avancé tout les 3 dans notre tranchée, Abou bakr révisait le Coran, il l’avait mémorisé entièrement sur le front en l’espace de 6 mois.

Exaspéré par la tranchée ennemie, Abou bakr se dressa et nous dit qu’il allait demander une permission à l’émir Abou Mou’adz, une permission pour faire quoi nous lui demandâmes ?
Pour aller vers se maudit trou ou il y a les Serbes et les faire taire, nous invoquâmes Allah pour lui et il partit vers l’émir qui lui accorda la permission, il revint vers nous, et nous annonça que la permission lui avait été accordé, on aurait cru qu’il allait s’envoler de joie tellement il était content, il pris le lance missile RPG et se dirigea vers les Serbes, peu de temps après son départ un obus de mortier tomba sur notre tranchée, le toit prit feu, et l’obus tomba entre moi et Abou Dhar, par la grâce d’Allah il était défectueux et n’explosa pas, ensuite un long silence s’installa, il fut rompu par l’explosion d’une roquette RPG près de nous, nous sortîmes de la tranchée en direction de l’explosion et c’était notre ami Abou Bakr gisant par terre dans son sang pur, la roquette avait explosé devant lui et les éclat l’avait touchés au cou et à la poitrine, je retournai rapidement vers Abou Mou’adz qui nous ordonna de le prendre et de le déposer derrière nos lignes, nous l’avons porté et de chaudes larmes coulaient de nos yeux, arrivé au village se trouvant derrière nos lignes, nous le déposâmes devant la maison de la direction.

Les Moudjahiddines se réunirent autour de lui pour lui dire un dernier adieu, un sourire s’était dessiné sur son visage et celui-ci qui resplendissait tel un soleil. Comme nous ignorons où était la Qibla, nous l’avons enterrés dans une direction quelconque, une vingtaine de jours après, nous avions interroger un savant, je pense que c’était Cheikh ‘Otheymin, qui nous ordonna de le mettre en direction de la Qibla, donc nous l’avons déterré, à ce moment là, chacun d’entre nous appréhendait la vision qu’il allait voir après plus de 20 jours que le corps avait été mis sous terre, par Allah son corps était comme si nous venions juste de le déposer, ceci fut un signe d’Allah et une grâce de sa part, certes, Allah seul connaît les pieux, qu’Allah fasse miséricorde à ce martyr et à ces jours passés, ceci fut vraiment la dernière permission.

____________________________


J’ai lu sur un site en arabe, que beaucoup de gens ont témoigné du fait que de certains corps de Moudjahiddines il y avait une odeur agréable qui s’y dégageait, et que les corps des Talibans ne pourrissaient pas, contrairement aux corps de leurs ennemis, il parait qu’un site de le croix rouge ou je ne sais quelle autre organisation présente en Afghanistan avait écrit un article parlant de ça sur leur site, puis ensuite ils l’ont supprimé, des frères en Arabie ont aussi témoigné qu’une odeur agréable envahie l’hôpital où fut emmené le corps d’Abdou-l-‘aziz Al_Mouqrin _ qu’Allah lui fasse miséricorde_

Et Allah est plus savant.
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Vieux 05/12/2006, 02h06
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Des coeurs miséricordieux


Avant de raconter cette histoire, je me dois de faire une petite introduction.

En règle générale, les Moujahidines ont des coeurs durs.

Des coeurs sauvages ne connaissant ni miséricorde, ni compassion.

Néanmoins cette dureté est régie par des règles religieuses, ce sont des coeurs durs envers les combattants mécréants, mais miséricordieux envers leurs frères musulmans.

Tout comme a dit Allah à leur sujet:

" Doux envers les croyants et durs envers les mécréants"

En les côtoyant et en vivant avec eux tu découvriras des choses extraordinaires.

Cette douceur et cette générosité dont ils font preuve entre eux et que tu ne trouves que dans les livres, tu en as avec eux une application concrète. Ils sont miséricordieux envers le petit, modeste et serviable envers l'âgé.

Mais revenons à notre histoire. Que font les ennemis d'Allah, les mécréants, lorsqu'ils ont le dessus sur des Musulmans?

Ils excellent dans la barbarie, cherchant tout ce qui peut exister d'horrible pour les torturer et les tuer, ne faisant aucune distinction entre le petit, le grand, l'homme, la femme, le nourrisson ou le vieillard. Ils ne connaissent que la tuerie

Les Moujahidines en Bosnie ont donné de merveilleux exemples dans la manière de se comporter avec l'ennemi. Je vais me contenter d'une seule histoire concernant des prisonniers croates chrétiens et serbes avec leurs femmes et enfants aux mains des Moujahidines.

Notre histoire se déroule en 1995, après l'opération " badr al_bossnah".

Il y avait une région qui était tombée sous le contrôle des Moujahidines, elle regroupait environ 52 villages. Certains serbes avaient réussi à s'enfuir, d'autres non.

Le lendemain de la bataille, quelques Moujahidines étaient en train d'inspecter les différents villages lorsqu'ils aperçurent une femme serbe avec sa fille. Celles-ci étaient terrifiées à l'idée d'avoir étés découverts.

Nos frères Moudjahidine eurent pitié d'elles et leur demandèrent:

"- Pourquoi ne vous êtes vous pas enfuies ?

- Nous n'avons pu le faire"

Ils les emmenèrent jusqu'a un point proche des lignes serbes et dirent aux deux femmes:

"- Rejoignez les vôtres par ce chemin là!"

Puis elles partirent rejoindre les leurs, est il possible de trouver un tel comportement chez les serbes envers nos soeurs ?
J'ai interrogé l'un des frères:

"-Pourquoi les avoir laissé partir?

- Ô Ahmad! Ce sont des femmes et non des hommes, nous leur avons fait miséricorde et montré le chemin."

Allah est le plus grand! Quel comportement plein de grandeur!

C'est parce que cela vient des coeurs doux des Moujahidines croyants.

A suivre inshallah...
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  #10 (permalink)  
Vieux 05/12/2006, 02h07
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Un Mariage avancé.

La base des Moujahidines se situe sur l'un des sommets, sur l'autre, il y a celle des communistes.

Entre les 2 sommets, il y a une distance équivalente à 200 ou 300 mètres. Chaque jour, des escarmouches ont lieu entre les deux camps.

Le pied de la montagne de l'ennemi est complètement miné, ceci contrairement à celui des Moujahidines qui n'a aucune mine.

Il arrive que l'ennemi s'avance, et les Moujahidines le repousse à l'aide d'armes de différents calibres.

Les Moujahidines ont décidé d'envoyer un groupe pour miner le pied de leur montagne, face à l'ennemi, et se protéger ainsi de leurs attaques.

Nous étions trois jeunes prêts pour l'expédition: un frère du golfe, un égyptien et un palestinien. Je n'ai cité les nationalités qu'afin que vous remarquiez comment toutes ces frontières géographiques disparaissent, ainsi que toutes ces obstacles et résidus datant de l'époque préislamique, pour ne laisser place qu'à la fraternité de l’islam.
Nous sommes restés avec les Moujahidines en attendant la tombée de la nuit. Leur chef était très joyeux car il devait quitter le front tôt le lendemain et rejoindre son village pour terminer les préparatifs de son mariage. Il discutait avec enthousiasme et animation.

La plupart de nos discussions portaient sur la noce et sur les préparatifs de la fête. Au milieu de la nuit, nous sommes donc descendus, éclairés par la lune, du sommet de la montagne vers son pied, qui faisait face à l'ennemi. Nous devions y disséminer des grenades reliées à notre base par un câble électrique.

L'égyptien était l'instructeur et nous ses assistants. Nous travaillions tous les trois.

Nous avons placés l'extrémité du câble électrique et des batteries à proximité du gardien, puis nous avons dit aux Moujahidines qui étaient dans le camp (au sommet de la montagne) :

"Si vous entendez une voix ou que vous apercevez l'ennemi s'avancer, branchez le fil à la batterie et ainsi tout le champ explosera."

Nous venions de terminer et nous étions sur le point d'atteindre notre base, quand soudain nous avons entendu une énorme explosion et un hurlement.


Nous avons interrogé les Afghans. Ceux-ci étaient perturbés, ils avaient perdu leur chef. Nous leur avons donc demandé:

– "Où est-il?
– Votre cheval a rompu ses attaches, et s'est enfui en direction de l'ennemi. Notre chef a couru derrière lui de peur qu'il ne marche sur une mine''

Le cheval arabe est cher et précieux. L'homme a couru après le cheval qui est revenu sain et sauf. Mais l'émir a marché sur une mine."

Nous avons ensuite couru jusqu'a la cime. L'homme blessé était au milieu du champ de mine, entre nous et l'ennemi. Il hurlait de douleur et appelait à l'aide.

Un Moujahid alla vers lui et marcha à son tour sur une mine qui le propulsa dans les airs. Il y avait maintenant deux blessés qui souffraient et appelaient au secours.

Nous nous regardions tous, l'heure était terrible, effroyable. Un mélange de peur, de compassion, de miséricorde, mais aussi de colère et de consternation. L'ennemi restait silencieux et seuls les cris des blessés déchiraient le silence de la nuit.

Les blessés criaient: "Aidez nous! Venez! Sortez nous de là!"

La montagne faisait l'écho de leurs appels…

Notre émir _qu'Allah le bénisse_ dit:

" Je n'irai pas dans ce champ miné, il n'y a aucun intérêt à ce que l'un après l'autre on se blesse (en marchant sur une mine). Mais je n'interdis pas de partir à celui qui, sous sa responsabilité décide d'y aller.

Je regardais le Palestinien qui déclara : "Je vais aller les chercher"

Quelques minutes après, il revint en portant sur son dos une Bouqchah (cape que jettent les Afghans sur leurs épaules). Il la posa sur le sol, elle enveloppait en fait la moitié supérieure d'un homme… En effet, ses jambes avaient été coupées à partir du haut de la cuisse.

Puis il repartit pour chercher le deuxième blessé, et je le suivi. Nous nous sommes donc avancés accroupis. Nous sommes arrivés au champ, à 10 mètres du blessé.

Mon frère me prit la main:" Reste ici, il n'est pas nécessaire de s'aventurer là bas à deux." Sur quoi, il s'avança seul. Il arriva près de lui et voulu le porter, mais le corps était lourd. Je vis qu'il ne pourrait y arriver, et je partis donc l'aider…tout était noir autour de nous, j'ai allumé la lampe.

Ce n'était plus un champ mais un amoncellement de mines, la plupart d'entres elles étaient visibles car la pluie et la boue avaient enlevé la terre qui les recouvrait. Il y avait des mines antipersonnelles très anciennes qui n’avaient pas encore explosé. J'ai alors prononcé la chahadah, car celui qui a pour dernière parole la chahadah entrera au paradis.

Mon frère me murmura : " Éteins la lampe, on va avancer sans, c'est mieux."

Il prit le blessé sur son dos et moi je le pris par les pieds qui étaient presque coupés. Sa jambe entière n'était rattachée à son genou que par un morceau de peau.

Par la grâce d'Allah nous sommes sortis du champ, sains et saufs.

Après avoir déposé les blessés l'un à côté de l'autre, nous leur avons fait à chacun une piqûre de morphine à la cuisse, derrière les vêtements, car leurs veines étaient vidées, il n’y avait plus de sang

"Tu vois, ne t'avais je pas dit que je ferais un bon infirmier!", dis-je à mon compagnon.

Nous avons donc appelé les secours, et nous les regardions: l'un d'eux faisait des recommandations à un des blessés, tandis que l'autre ne savait plus ce qu'il disait.

Le premier mourut, et le second le rejoignit une heure plus tard. Je m'assis et le regardai tout en me souvenant de ses préparatifs en vue du mariage … demain.

Demain…il espérait quitter le front.

Demain… il devait déposer les armes et se laver de la poussière des tranchées.

Demain… il devait rejoindre sa fiancée qui l'attendait dans cette petite ville située derrière ces montagnes

Je me suis dit: "Félicitations, tes fiancailles ont été avancé de quelques heures!"

A suivre inshallah.
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