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Guantanamo Les prisonniers à Guantanamo

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Vieux 16/02/2006, 15h52
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Par défaut Sami al Hajj dans les prisons des US

Assalamou alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouhou mes frères et soeurs fillah.


ÉTATS-UNIS

Qui sont les détenus de Guantánamo ?

Cas n°16
Sami al Hajj, ressortissant soudanais

AMNESTY INTERNATIONAL
DOCUMENT PUBLIC
Index AI : AMR 51/013/2006
ÉFAI


Londres, 11 janvier 2006

Sami al Hajj, ressortissant soudanais
Nom : Sami al Hajj
Nationalité : soudanaise
Profession : journaliste-cameraman
Âge : trente-cinq ans
Situation de famille : marié, un enfant

Informations générales

Sami al Hajj travaillait en qualité de journaliste pour le compte de la chaîne de télévision Al Jazira. Il rendait visite à son frère et à sa sœur à Damas lorsque ses employeurs l’ont appelé pour lui confier sa seconde mission. Cela se passait autour du 22 septembre 2001, c’est-à-dire moins de deux semaines après les attaques du 11 septembre sur le territoire des États-Unis. On lui demandait de couvrir le conflit international en Afghanistan.

Son frère a dit à Amnesty International que Sami al Hajj était alors peu disposé à se rendre dans une zone de conflit et que cette perspective l’inquiétait mais qu’il avait accepté en pensant qu’il ne serait pas de l’intérêt de sa carrière de refuser une aussi prestigieuse mission.

Sami al Hajj s’est rendu en Afghanistan en passant par le Pakistan, accompagné d’une équipe cinématographique. Après dix-huit jours de tournage, considérant que sa mission était terminée, il est retourné au Pakistan. En décembre 2001, Al Jazira lui a demandé de se rendre de nouveau en Afghanistan pour couvrir l’entrée en fonction du nouveau gouvernement dans ce pays. Avant même que lui et son équipe soient parvenus à la frontière, ils ont été arrêtés par la police pakistanaise. Sami al Hajj a été le seul de l’équipe à avoir été placé en détention.


Arrestation au Pakistan et remise aux autorités étasuniennes / Traitements subis en Afghanistan

Sami al Hajj a été détenu au Pakistan du 15 décembre 2001 au 7 janvier 2002. Son passeport lui a été confisqué, ainsi que sa carte de presse et son visa pour le voyage en Afghanistan. Le 7 janvier il a été remis aux autorités des États-Unis qui l’ont transféré à la base étatsunienne de Bagram en Afghanistan.

Sami al Hajj a décrit les seize jours de détention qu’il a passés à la base de Bagram comme les pires de sa vie. Il a, dit-il, été violemment torturé, agressé par des C.H.I.E.N.S, enfermé dans une cage placée dans un hangar à avions glacial ; les rations alimentaires étaient insuffisantes et la nourriture était souvent gelée.

Il a ensuite été transféré à Kandahar où les sévices ont continué. Sami al Hajj décrit comme suit les traitements qu’il y a subis :
Il a été agressé sexuellement par des soldats étasuniens, qui ont notamment menacé de le violer.
Il a été contraint de garder des positions douloureuses forcé de rester agenouillé sur des sols en ciment pendant de longues périodes.
Il a été régulièrement roué de coups par ses gardiens.
On lui a arraché un à un tous les poils de sa barbe.
Il n’a pas été autorisé à se laver pendant plus de cent jours et il était couvert de poux.


Transfert à Guantánamo
et conditions de détention dans cette base

Sami al Hajj a été transféré à Guantánamo le 13 juin 2002. Pendant toute la durée du vol il est resté enchaîné, bâillonné, la tête recouverte par une cagoule. S’il s’endormait les soldats le frappaient sur la tête pour le réveiller.

À Guantánamo Sami al Hajj n’a pas cessé d’être interrogé sur les liens éventuels existant entre ses employeurs et les islamistes extrémistes. Il a dit que lors de son premier interrogatoire il avait été privé de sommeil pendant plus de deux jours. Il a également ajouté : «Pendant plus de trois ans la plupart de mes interrogatoires ont eu pour but de me faire dire qu’il existe une relation entre Al Jazira et Al Qaïda». Il affirme avoir été soumis à toute une série de mauvais traitements et avoir été privé de soins médicaux :
Des gardiens ont brisé une de ses rotules en la frappant violemment avec leurs pieds.
On lui a administré des coups sur la plante des pieds.
À son arrivée à Guantánamo, des *****s de l’armée ont été utilisés pour l’intimider.

Il a été l’objet d’insultes racistes et ses périodes de détente ont été réduites parce qu’il était noir.
Avant d’être autorisé à voir les agents de renseignement soudanais venus à Guantánamo pour l’interroger, il dit avoir été enchaîné et aspergé de gaz poivre.
Après avoir été témoin en 2003 de la profanation du Coran - des soldats étasuniens auraient écrit «fuck you» (Va te faire foutre !) sur un exemplaire du Coran, et l’auraient piétiné -

Sami al Hajj et un certain nombre d’autres prisonniers ont entrepris une grève de la faim. Les représailles des autorités du camp ont été rapides et brutales. Sami al Hajj dit avoir été violemment frappé et projeté en bas d’un escalier. Blessé gravement au visage au cours de ces violences, un médecin déclara que sa blessure nécessitait des points de suture. Ils auraient été effectués sans anesthésiant. Il a ensuite été placé à l’isolement avant d’être transféré au Camp V, le plus dur de Guantánamo, où il a été détenu pendant huit mois. Là, il a été placé au niveau de sécurité 4, où le traitement est le plus dur et où il y a le moins de privilèges.

Sami al Hajj affirme également que dix fois en dix jours il a été brutalement extrait de sa cellule par des gardiens en tenue anti-émeute (unités connues sous le nom de Force de réaction extrême ou d’urgence).


Soins médicaux

Sami al Hajj a un besoin urgent d’un certain nombre de soins médicaux, mais les autorités de Guantánamo lui ont toujours systématiquement refusé les traitements dont il a besoin.
Il a eu en 1998 un cancer de la gorge pour lequel on lui avait prescrit un traitement qu’il devra suivre toute sa vie. Depuis qu’il est détenu par les autorités étasuniennes, il est privé de ce traitement.


Il a réitéré les allégations faites par d’autres détenus de Guantánamo, à savoir que les injections qu’on leur avait administré de force ces trois dernières années inoculaient des maladies.
Sami al Hajj souffre aussi de rhumatismes. Il a des problèmes de dents ainsi qu’une mauvaise vue. Il n’a reçu aucun traitement dentaire et n’a pas obtenu de lunettes.

Alors que sa rotule avait apparemment été brisée par un soldat américain, les autorités lui avaient refusé une prothèse (contenant du métal, cette prothèse est considérée comme une menace pour la sécurité).

Grève de la faim

En juillet 2005, Sami al Hajj a entrepris une grève de la faim avec 200 autres détenus. Selon lui : «les revendications [des grévistes] visaient à ce qu’il soit mis fin aux traitements d’une excessive brutalité appliqués aux prisonniers, en particulier à ceux du Camp V, et que nous soient dispensés les soins médicaux dont nous avons tant besoin. Nous demandions aussi la fin des pratiques largement répandues consistant à droguer les prisonniers et à les manipuler psychologiquement.» Les grévistes de la faim demandaient enfin la fermeture du Camp V, car dans ce quartier moderne de très haute sécurité les conditions de détention sont «tellement mauvaises».

Les détenus ont appelé à cesser la grève de la faim après que les autorités eurent, semble-t-il, promis un certain nombre d’améliorations de leurs conditions de détention. Cependant il est rapidement apparu que les mauvais traitements infligés aux détenus n’allaient pas cesser et qu’ils resteraient dans une situation de non-droit.

Les détenus ont ensuite repris leur grève de la faim pour protester contre le passage à tabac de plusieurs détenus et contre le fait que les autorités n’avaient réalisé aucune des réformes promises. En disant «je n’en attends rien, mais je dois la faire», Sami al Hajj a exprimé le désespoir des détenus qui ont repris la grève de la faim.


«Je souhaite retourner au Soudan
pour reprendre ma vie normale
avec ma chère famille.»
Sami al Hajj


La suite...http://web.amnesty.org/library/Index/FRAAMR510132006
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  #2 (permalink)  
Vieux 25/07/2006, 12h05
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assalamou 3alaykoum,

Un jour si vous sentez de la compassion pour ces animaux lisez ce recit. Si vous avez des enfants ou des freres et soeurs, racontez leur.
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  #3 (permalink)  
Vieux 27/06/2008, 12h44
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Citation:

«Nous n'avions aucun droit, pas même celui de faire la grève de la faim!»





Sami Mohieldin El Haj, 39 ans: Les geôliers américains «nous empêchaient de dormir, laissaient la lumière tout le temps allumée, nous mettaient dans des cellules glacées. (...) Ils piétinaient le saint Coran, nous dénudaient ou encore nous humiliaient sexuellement».

GUANTANAMO. Sami Mohieldin El Haj, journaliste à Al-Jazira, a passé six ans et demi dans les geôles américaines sur l'île de Cuba. Libéré début mai, il est venu à Genève témoigner de son calvaire devant les Nations unies.

Caroline Stevan
Vendredi 27 juin 2008


Costume-cravate impeccable par 30 degrés, lunettes cerclées d'or, canne à pommeau. Sami Mohieldin El Haj a l'air d'un gentilhomme. Il y a deux mois encore, il figurait pourtant parmi «les pires des pires», les détenus de Guantanamo en pyjama orange. Le Soudanais a été arrêté fin 2001 alors qu'il effectuait un reportage à la frontière afghano-pakistanaise pour la chaîne de télévision qatariote Al-Jazira.

Détenu durant six ans et demi sans aucun motif d'inculpation, le journaliste est de passage à Genève afin de plaider sa cause auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme. Une procédure y est en cours, grâce à la fondation Alkarama, pour faire reconnaître le caractère arbitraire de son emprisonnement, prémices à une action pénale.

Le Temps: Parlez-nous des circonstances de votre arrestation en 2001; était-ce lié à votre travail de journaliste?

Sami Mohieldin El Haj: J'ai quitté Doha – où je travaillais pour Al-Jazira depuis deux années – en octobre 2001 afin de couvrir la guerre américano-afghane et la chute des talibans. J'ai été arrêté le 15 décembre 2001 à la frontière pakistanaise, alors que tous mes papiers étaient en règle. Les interrogateurs eux-mêmes m'ont dit que ça devait être une erreur, que je serais libéré très vite. En réalité, j'ai été arrêté et emprisonné aussi longtemps parce que je travaillais pour Al-Jazira et que les Américains n'apprécient pas la façon dont cette chaîne couvre les événements.

– N'avez-vous pas rencontré, dans le cadre de votre enquête, des talibans ou des membres d'Al-Qaida?


– Si, j'ai interviewé Abu Hafs, considéré comme le numéro trois d'Al-Qaida, mais je suis sûr que ma capture n'a aucun rapport. J'ai rencontré en Afghanistan des gens de toutes opinions, c'est mon travail. Et si j'avais pu parler à Ben Laden, je l'aurais fait! Durant ces six ans et demi de prison, j'ai été interrogé plus de 200 fois: 95% des questions tournaient autour d'Al-Jazira. On m'a même proposé de travailler comme espion pour les services secrets américains au sein de ma télévision.

– Vous avez été transféré à Guantanamo en juin 2002. Quelles ont été vos conditions de détention?

– Nous étions isolés, maltraités et sans aucun droit, pas même celui de faire la grève de la faim! J'en ai fait plusieurs – la dernière a duré de janvier 2007 à mai 2008, date de ma libération – mais on m'enfilait des tuyaux dans le nez pour me forcer à ingurgiter des quantités énormes de nourriture qui provoquaient vomissements et diarrhées. Et pendant ce traitement, j'étais attaché sur une chaise, dans l'impossibilité de bouger. Sinon, ils nous empêchaient de dormir, laissaient la lumière tout le temps allumée, nous mettaient dans des cellules glacées, nous enveloppaient de drapeaux américains et israéliens, piétinaient le saint Coran, nous dénudaient ou encore nous humiliaient sexuellement.

– Vous marchez avec une canne. Est-ce dû à un mauvais traitement?

On m'a fait sauter dans l'avion durant un transfert à la prison de Bagram. Je me suis déchiré les ligaments du genou. Les punitions – comme se tenir accroupi des heures durant – ont fait ensuite que je n'ai jamais pu guérir.


– Qu'est-ce qui vous a permis de tenir durant ces six années et demie?


– Les journalistes doivent comprendre qu'ils ont une mission. Quand je suis parti en octobre 2001 pour couvrir cette guerre, j'ai laissé mon fils d'un an et ma femme en sachant que je pouvais recevoir une balle. J'étais conscient du danger. Ensuite, en détention, je me suis dit que j'étais là comme témoin, que je devais me souvenir de tout pour ensuite pouvoir le raconter.

– Avez-vous eu des contacts avec votre famille, avec un avocat durant la détention?

– J'ai eu accès à un avocat à la mi-2005, un Britannique qui se bat énormément pour les prisonniers de Guantanamo. Quant à ma famille, j'ai eu quelques contacts grâce au CICR (Comité international de la Croix-Rouge), mais les lettres arrivaient de façon irrégulière, souvent avec six mois de retard, parfois deux ans.

– Comment expliquez-vous votre libération?

– Il y a eu une immense mobilisation d'ONG et de journalistes, une procédure en cours devant l'ONU. Cela a dû mettre la pression sur les Etats-Unis.

– Comment vivez-vous aujourd'hui?

– J'ai repris le travail à Al-Jazira. Nous avons créé un département droits humains que je dirige. Je vais aussi travailler sur un livre ou un documentaire consacré à ce que j'ai subi. Je ne pourrai oublier Guantanamo que le jour où il sera fermé. Il reste 269 personnes enfermées là-bas. Certaines sont devenues folles.

Le Temps - international
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  #4 (permalink)  
Vieux 28/06/2008, 19h19
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Citation:
Envoyé par oum_obeyda Voir le message
Un être humain, elevé par de bon parents croyants, qu'ils soit muslims, chrétiens ou juifs, devenu par la suite soldat au sens large de cet honneur, ne fera jamais ce que font ces Enc........., car tout simplement ils ne peuvent êtres que B.......... pour faire cela, un racé agira differement!!
Pourquoi pensez vous qu'il ya autant de suicide en ce moment chez les soldats amerlocks, ils ne vous diront jamais leurs etats de services pour être arriver à poser ce geste!! C'EST LA VOLONTE D'ALLAH SWT ET MALGRE TOUT LEURS PSYCHOLOGUES, ILS NE POURRONT STOPPER CE QU'IL A PREDESTINE!!
LEUR FIN EST TRES PROCHE!!!!!!!!!
ALLAH YARHAM EL CHOUHADA WA YAATI EL SABR A CEUX EN VIE!!
AMINE YA RAB EL ALAMINE.
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