Un tiers des détenus de Guantanamo devraient être rapatriésLe Pentagone prévoit de transférer "environ un tiers" des détenus de Guantanamo (Cuba) vers les prisons de leurs pays respectifs, après un examen effectué au cours de l'année passée, a déclaré le capitaine de vaisseau Tom Quinn à la presse, mardi 28 février.
Quelque 119 prisonniers sur les près de 500 encore détenus sur la base navale par les Etats-Unis dans le cadre de la guerre contre le terrorisme n'ont pas besoin d'être maintenus à Guantanamo, et seront rapatriés "quand le gouvernement américain aura réglé les questions de transfert avec les Etats concernés" , soit une trentaine. Quatorze autres devraient être relâchés car ils ne présentent plus de menace pour les Etats-Unis et n'ont plus de valeur "au titre du renseignement", a ajouté l'officier. Capturés pour l'essentiel en Afghanistan ou au Pakistan fin 2001, les détenus de Guatanamo sont majoritairement présentés comme des talibans ou des membres d'Al-Qaida.
REPRISE DES AUDIENCES PRÉLIMINAIRES
Cette annonce survient alors que les appels internationaux à la fermeture de la prison et les recours devant la justice civile se multiplient. Mais même si la Cour suprême, saisie, ne s'est pas encore prononcée sur la légalité de cette justice d'exception, les autorités ont décidé de reprendre les audiences, mercredi.
Le colonel américain Moe Davis, qui dirige l'accusation devant les tribunaux militaires d'exception de Guantanamo, a admis mardi la lenteur du processus, faisant que seuls dix détenus ont été inculpés en quatre ans. Mais il a aussi accusé ces dix accusés de manœuvrer pour ne pas comparaître, et estimé que "les faits font le même effet [aux prisonniers] que la lumière sur Dracula".
Des auditions préliminaires sont notamment programmées à partir de mercredi concernant le Yéménite Ali Hamza Al-Bahloul, considéré comme un spécialiste de la propagande du réseau d'Oussama Ben Laden. Mais la comparution de l'Algérien Soufiane Barhoumi a été reportée sine die en raison du décès de son père, de même que celle du Saoudien Ghassan Abdoullah Al-Sharbi, ses avocats ayant obtenu un délai. Le premier est soupçonné d'avoir formé le second à la confection d'engins explosifs, en vue d'attentats contre les forces américaines en Afghanistan.
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