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| Guantanamo Les prisonniers à Guantanamo |
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Parlez de nos frères séquestrés par ces khenzers d'Amerloks partout où vous passez et n'oublions surtout pas qu'ils sont des combattants parfaitement dans le droit de rejoindre leur armée contre l'armée agressive des US et autres.
N'oublions pas que c'est la guerre...La Guerre. Et n'oublions pas comment les Moslims traitent leurs prisonniers durant la guerre. ETATS-UNIS. --Afghanistan, Irak, Guantanamo... La politique de Bush s'empêtre dans ses contradictions Les chantiers contre-productifs de la « guerre au terrorisme » :Isabelle Duriez à New York Base de Guantanamo. « L'honneur attaché à défendre la liberté », dit la devise. La justice américaine a en tout cas exigé plus de transparence PHOTO MAX PPP Un coin de l'épais voile qui isole le camp de détention de Guantanamo du reste du monde a été levé vendredi. Sur l'ordre d'un juge, le Pentagone a dû rendre publique l'identité de plus de 300 prisonniers détenus dans le secret depuis leur arrestation en Afghanistan ou au Pakistan, il y a quatre ans. Ces noms, éparpillés dans plus de 5 000 pages de transcriptions d'auditions, avaient jusque-là été censurés par l'administration Bush. La liste ne contient que les noms des 317 détenus ayant participé à ces auditions, sur les 490 actuellement enfermés. Mais jusqu'à présent seuls 10 « ennemis combattants » inculpés étaient officiellement connus. C'est une « grande déchirure » dans le voile de secret qui entoure Guantanamo, a estimé Jamie Fellner, le directeur de Human Right Watch. « Cela va nous aider à comprendre qui y est enfermé, et les raisons pour lesquelles les Etats-Unis continuent de les garder. » Les témoignages sont en effet éclairants quant aux lieux où ces détenus ont été arrêtés, à la manière dont ils ont été traités, aux questions qu'on leur a posées. Un Britannique, Feroz Ali Abassi, s'est ainsi plaint que deux gardes militaires aient eu une relation sexuelle devant lui pendant la prière et d'avoir été obligé de prier en direction des Etats-Unis. Réclamant d'être traité selon la convention de Genève, il s'est vu répondre par un colonel américain : « Je me fous de la loi internationale. » Le « goulag américain ». Pour les avocats qui essaient d'obtenir que ces détenus soient jugés, ces informations vont permettre de mieux préparer leur défense. Amnesty International espère aussi pouvoir contacter leurs familles. En outre, ce début de transparence pourrait pousser l'administration, accusée d'actes de torture par un rapport de l'ONU, et de nourrir de force les grévistes de la faim, à mieux se comporter. « Le secret favorise les abus », dénoncent les défenseurs des droits de l'homme. Cette multiplication de révélations ne peut que renforcer les appels à la fermeture de ce « goulag américain », que Tony Blair lui-même a qualifié d'« anomalie ». Guantanamo est devenu contre-productif dans la guerre contre le terrorisme, alimentant le sentiment antiaméricain et servant de point de recrutement pour les réseaux islamistes. Mais, comme avec la guerre en Irak, l'administration semble prise au piège du monstre qu'elle a créé. Relâcher les détenus et prouver qu'elle les a gardés pendant quatre ans pour rien ? Plus discrètement, elle les libère par petits groupes un tiers d'entre eux devraient l'être prochainement ou les garde dans une prison encore pire que celle de Guantanamo : la base militaire de Bagram, au nord de Kaboul, où plus de 500 prisonniers sont détenus dans des cages grillagées, hors de toute légalité. Si des avocats, des journalistes, des élus ont visité Guantanamo, seule la Croix-Rouge est entrée à Bagram. Censée resserrer les liens avec deux de ses principaux partenaires dans sa « lutte contre le terrorisme », la visite de George W. Bush en Afghanistan et au Pakistan se lit en fait, en négatif, comme un échec. Au Pakistan comme en Inde, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre l'Amérique qui torture des musulmans. A Kaboul, M. Bush a promis encore une fois l'arrestation d'Oussama Ben Laden. Et à Islamabad, il a félicité le président Mucharraf pour sa collaboration, tout en soulignant qu'« il reste beaucoup à faire ». [b] Le pire des scénarios. En effet. Les zones tribales montagneuses du nord du Pakistan servent plus que jamais de refuge aux militants d'al-Quaida qui frappent en Afghanistan avec des techniques éprouvées en Irak. Plus de deux douzaines d'attaques suicides ont été lancées ces derniers mois. Le général Maples lui-même, directeur du renseignement militaire américain, a reconnu devant le Congrès que la menace contre le gouvernement afghan est « plus grande que jamais depuis 2001 ». Les attaques ont augmenté de 20 % en 2005 et ont déjà causé la mort de 20 soldats en 2006 (contre 125 en Irak). Alors que l'Irak plonge dans la guerre civile, au point que le commandement américain se demande s'il va pouvoir retirer comme prévu une partie des 130 000 soldats avant les élections de « mid-term » en novembre, l'administration Bush cache mal qu'elle craint un embrasement de tout le Moyen-Orient. Le pire scénario prévoit que l'Arabie saoudite, la Jordanie et le Koweït prendraient parti pour les sunnites, tandis que l'Iran interviendrait aux côtés des chiites. Au milieu de ce chaos, les zones sunnites, dans le désert irakien, risqueraient de devenir un paradis pour terroristes. Ou comment la « guerre contre le terrorisme » crée ses propres « ennemis combattants ». A Guantanamo comme en Irak, l'administration semble prise au piège du monstre qu'elle a créé http://www.sudouest.com/060306/inter...0306a71323.xml |
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