salem alaykoume wr wb,
Quinze prévenus jugés en appel pour les "filières tchétchènes"
Quinze des 25 personnes condamnées en premier instance en juin 2006 pour avoir constitué en France un réseau de recrutement de combattants islamistes pour le Caucase et préparé un attentat à l'arme chimique en 2002 en France sont jugées en appel depuis lundi à Paris.
Parmi les prévenus rejugés, cinq sont absents, dont l'imam de Vénissieux (Rhône) Chellali Benchellali, condamné en première instance à 18 mois de prison avec sursis et expulsé en septembre dernier vers l'Algérie, son pays d'origine. Cinq autres comparaissent libres et les cinq derniers sont détenus.
Le procès en appel se prolongera jusqu'au 20 mars et les suspects rejugés encourent jusqu'à dix ans de prison pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
En première instance, Merouane Benhamed et Menad Benchellali, chefs supposés du groupe, ont été condamnés à la peine maximale de dix ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers. Seul le second est rejugé, Menad Benchellali n'a pas fait appel et sa peine est définitive.
Outre le financement de la cause islamiste par divers délits, le groupe d'activistes est accusé d'avoir participé entre 2000 et 2002 à l'acheminement de combattants islamistes en Afghanistan et dans le Caucase.
Selon un unique témoignage, qui n'a pas été conforté par des preuves matérielles, il aurait ensuite préparé fin 2002 à La Courneuve et Romainville un attentat à l'arme chimique ou biologique, qui aurait visé la tour Eiffel, des commissariats de police ou encore le magasin Naf-Naf du centre commercial des Halles à Paris, censé représenter les "intérêts juifs" aux yeux des conspirateurs.