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| Europe,USA et autres... Les prisonniers en Europe, aux Etats-Unis ainsi que dans le reste du monde |
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PARIS (AFP) - Le réseau de passage en Irak de volontaires jihadistes, démantelé mardi et mercredi en France, était lié à celui qui avait acheminé une jeune kamikaze belge, auteur d'un attentat suicide en Irak en 2005, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.
La kamikaze, Murielle D., 30 ans, une Belge convertie à l'islam après son mariage avec un islamiste radical, s'était faite exploser dans la région de Bagdad à la fin de l'été 2005, causant la mort de plusieurs personnes. Des interpellations ont été effectuées vendredi en Belgique où travaillait depuis plusieurs jours une "équipe commune" d'enquêteurs belges et français, a-t-on indiqué de mêmes sources. La plupart des sept personnes interpellées mardi à Orly et mercredi à Toulouse et en Ariège, encore en garde à vue vendredi, devaient être déférées au parquet antiterroriste de Paris "au cours de la nuit de vendredi à samedi", a-t-on ajouté. La jeune Belge, inconnue des services de police, qui s'était introduite en Irak via la Turquie en compagnie de son mari, était la première Européenne convertie à l'islam à avoir commis une telle action, tandis que la Belgique a servi à plusieurs reprises de base arrière pour des mouvements terroristes islamistes. L'une des onze personnes interpellées mardi et mercredi en France, dont quatre femmes remises en liberté dès jeudi, intéresse particulièrement les enquêteurs. Abdullah C., 60 ans, d'origine syrienne, est soupçonné d'être l'un des "mentors intellectuels" des jeunes volontaires européens, français ou belges, désireux de participer au jihad en Irak. Mais son "discours radical" a davantage trait à l'"idéologie" qu'à la technique du terrorisme. En revanche, selon ces sources, d'autres membres des réseaux français et belges auraient participé à l'organisation de "stages de training" avec séances de sport intensif, endoctrinement et conditionnement à base de vidéos montrant des scènes de jihad, a-t-on indiqué de mêmes sources. Plusieurs de leurs participants auraient complété leur "formation" religieuse dans l'école coranique égyptienne "Aziz El-Bila" au Caire, "passage obligé de l'endoctrinement" avant d'être acheminés vers l'Irak, a-t-on ajouté. Toutefois, l'état actuel des enquêtes en France et en Belgique ne permet pas de déterminer combien ces réseaux auraient acheminé de volontaires, même si deux Belges ont été arrêtés il y a plusieurs mois à l'occasion du démantèlement d'une cellule liée à Al-Qaïda en Arabie Saoudite. Le coup de filet de la sous-direction antiterroriste (SDAT, de la Direction centrale de la police judiciaire), mercredi à Toulouse et en Ariège, a suivi l'arrestation la veille de deux jeunes Toulousains, à leur descente de l'avion qui les ramenait de Damas. Ils venaient d'être expulsés de Syrie, soupçonnés par les autorités locales d'avoir tenté de pénétrer en Irak. Dès mercredi, le ministère de l'Intérieur avait fait état des "liens avec Al-Qaïda" du réseau toulousain, visant les "contacts" susceptibles de les diriger vers des affidés à la nébuleuse terroriste pour leur permettre de franchir la frontière vers l'Irak. En revanche, ni armes ni explosifs n'ont été découverts lors des perquisitions effectuées mercredi à Toulouse et en Ariège aux domiciles des personnes interpellées, qui ne "sont pas soupçonnées" d'avoir projeté d'attentats en France. |
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