Le Maroc remet la main sur un islamiste en cavale
Et d’un. Mohammed Chebti, évadés de la prison centrale de Kénitra, le 7 avril, avec huit autres détenus islamistes (dont un condamné à mort) a été arrêté dans un quartier populaire de la capitale marocaine, Rabat, au domicile d’un jeune ingénieur, ont annoncé jeudi les autorités marocaines. C’est un ancien détenu islamiste, rencontré sur les bancs de la prison et libéré quelques mois plus tôt, avec lequel Mohammed Chebti avait repris contact au lendemain de l’évasion, qui s’était chargé de lui trouver une planque. L’ex-jihadiste afghan, condamné à vingt ans de prison en 2002, projetait par la suite de rejoindre «un pays voisin», indique une source proche de l’enquête. L’arrestation a mis en évidence l’étroite complicité qui se noue derrière les barreaux marocains entre détenus islamistes (près de 900 à ce jour). Par ailleurs, l’évasion - rendue possible par un tunnel de 20 mètres creusé depuis deux cellules contiguës - avait révélé les dysfonctionnements du système pénitencier. Le 29 avril, l’ancien chef de la sûreté nationale, Moulay Hafid Benhachem, «mis en retraite» après les attentats de Casablanca en mai 2003, avait été nommé délégué général de l’administration pénitentiaire, un profil qui en dit long sur l'inquiétude que suscite aujourd'hui les prisons marocaines.
|