La dégradation de l'environnement dans les pays arabes leur coûte chaque année près de 5% de leur PIB, a averti un rapport présenté lundi à Manama lors de la première conférence arabe sur l'environnement et le développement.
Elaboré par des experts arabes indépendants, le rapport sur "l'environnement arabe et les défis de l'avenir", met en garde contre une pénurie d'eau potable, la désertification, la pollution de la mer et de l'air dans les pays arabes en raison des changements climatiques.
"Ces changements climatiques, la croissance démographique et le rythme rapide du développement urbain et économique dans certains pays arabes sont autant de facteurs qui multiplient les risques écologiques dans la région", ajoute le document.
Indiquant que "l'exploitation inadéquate des ressources naturelles sape le développement économique et les efforts pour réduire la pauvreté" dans le monde arabe, le rapport déplore que "le coût annuel de la dégradation de l'environnement dans les pays arabes atteint en moyenne 5% de leur PIB".
Les gouvernements arabes "ont échoué à adopter des politiques claires et efficaces pour contenir le coût croissant" des problèmes liés à l'environnement, auxquels ces gouvernements consacrent dans leur budget "moins de 1% du PIB".
La conférence, à laquelle assistent les ministres en charge de l'environnement de Bahreïn, du Liban et de la Jordanie ainsi que plusieurs experts arabes, est organisée par le Forum arabe pour l'environnement et le développement (AFED), une ONG arabe créée en 2006 et basée à Beyrouth.
Source: Lesechos.fr