La Hawl Lillah, les companies du petrol s'enrichissent sur le dos du consommateur et ils disent qu'il ne peuvent rien faire pour diminuer les prix a la pompe d'essence:
Au troisième trimestre, le deuxième pétrolier européen a dégagé un bénéfice net en hausse de 83%, à plus de 8 milliards de dollars. Confronté aux conséquences de la crise financière et à la chute des prix du pétrole, BP se montre pourtant confiant, prêt à "saisir des opportunités".
Une fois de plus, les prix records du brut et du gaz naturel ont porté les résultats de BP, compensant les retards de production du géant pétrolier en Azerbaïdjan et dans le Golfe du Mexique. Au troisième trimestre, le groupe britannique a ainsi vu son bénéfice net part du groupe quasi doubler, passant de 4,41 milliards de dollars il y a un an à 8,05 milliards de dollars (environ 6,4 milliards d'euros) aujourd'hui, alors que sa production s'est établie en très légère hausse (+0,3%), à 3,664 millions de barils équivalent pétrole/jour. Son bénéfice net hors effets de stocks (mesure privilégiée par les analystes) a progressé de 148%, à 10,03 milliards de dollars, tandis que son chiffre d'affaires a grimpé de 44% sur le trimestre, à 104,8 milliards de dollars.
Mais l'avenir pourrait être moins radieux pour le deuxième pétrolier européen : au contexte général de crise financière et à ses conséquences s'ajoutent le repli brutal des cours du pétrole qui, après avoir culminé à 147,27 dollars le baril à New York le 11 juillet, ont depuis été divisés par plus de deux. Le cours de l'action BP, plombé par ces inquiétudes, a d'ailleurs suivi le même mouvement descendant -certes dans une proportion moindre-, le titre perdant 20% au troisième trimestre.
Mais cela n'empêche pas le groupe pétrolier de se montrer confiant, assurant être "bien placépour résister à la tempête financière qui prévaut actuellement", selon les propos de son directeur général Tony Hayward. Mieux, BP envisage d'en profiter pour "saisir des opportunités commerciales qui pourraient naître d'un retournement". Le dirigeant a reconnu mardi que les bénéfices du groupe ont été "évidemment aidés par les prix élevés du pétrole", mais il a insisté également sur les efforts d'amélioration des marges, alors qu'un vaste plan de redressement interne a été engagé.
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