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Salamaleykoum
Somalie: les islamistes ont fui leur dernier bastion KISMAYO - Les islamistes somaliens ont fui dans la nuit leur dernier bastion, dans le secteur de la ville portuaire de Kismayo au sud de Mogadiscio, ont rapporté des habitants. Des combats avaient éclaté à Julib, proche de Kismayo. "Les Tribunaux islamiques ont quitté Kismayo dans la nuit. Ils ont aussi quitté Jilib (la ville de front)", a déclaré l'un d'eux à Reuters. "Nul ne sait où ils sont allés, il y a beaucoup de confusion." Des combats avaient éclaté pour le contrôle de la petite ville de Jilib entre les forces gouvernementales appuyées par l'armée éthiopienne et une partie des islamistes qui ont fui en milieu de semaine dernière la capitale, Mogadiscio. "Les combats ont cessé en fin de soirée", a dit un habitant de Jilib. "Il y a alors eu un grand silence, et puis les Tribunaux islamiques sont partis." Plusieurs milliers de miliciens islamistes s'étaient retranchés à Jilib après s'être retirés sans combattre de Mogadiscio, à 300 kilomètres plus au nord. Une pluie d'obus de mortier et de roquettes s'est abattue dimanche sur les positions qu'ils tenaient tandis que des habitants fuyaient, redoutant que l'avancée des forces gouvernementales et éthiopiennes ne conduise à un bain de sang. Jilib se trouve à 45 km au nord de Kismayo, où s'étaient repliés les principaux leaders du mouvement, le cheikh Hassan Dahir Aweys et le cheikh Sharif Ahmed. Depuis qu'ils ont perdu Mogadiscio, les islamistes se battent le dos tourné à la mer et à la frontière du Kenya, qui a renforcé sa présence frontalière. |
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Somalie: la traque des islamistes se poursuit dans le sud du pays Mogadiscio, 03/01 - Les forces éthiopiennes et somaliennes ont poursuivi mercredi leur traque des islamistes dans l`extrême-sud de la Somalie, près de la frontière avec le Kenya d`où 600 réfugiés ont été refoulés par les autorités de Nairobi. Mais les chefs des tribunaux islamiques somaliens, qui, depuis la perte de leur dernier bastion de Kismayo, sont en déroute, restaient introuvables mercredi, a indiqué le gouvernement somalien. "Nous n`en avons attrapé aucun (...) Mais nous les poursuivons toujours", a déclaré à l`AFP le ministre de l`Information, Ali Jama, joint par téléphone à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), siège du gouvernement. Aucune amnistie n`est prévue pour les chefs islamistes. Le porte-parole du gouvernement, Abdirahman Dinari, a rappelé que l`amnistie proposée aux combattants qui déposeront les armes ne s`appliquait pas aux dirigeants islamistes soupçonnés d`avoir des liens avec le réseau terroriste Al-Qaïda. kallah les aveugle ........c ' est gogolle de khoubatha
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assalamou alaykoum
les soeurs de Somalie dans le Jihad. machAllah Dans le devoir de garde et de protection ![]() ![]() ![]() Dans le rôle d'élever des enfants Moujahideen ![]() Dans la formation à la médecine de combat et à l’aide de première urgence ![]()
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ce post est dédicassé à oum oubeyda , je sais que ca va lui faire plaisir.....lol Les femmes du djihad étaient prêtes au combat. Mais les Ethiopiens ont gagné la guerre éclair qui les opposait aux islamistes de Mogadiscio. C’était à la veille de la guerre contre l’Ethiopie. Les habitantes de Mogadiscio n’avaient encore aucun doute : les Tribunaux islamiques allaient gagner contre les Ethiopiens comme ils l’avaient fait contre les Seigneurs de guerre, en juin dernier, mettant ainsi fin à quinze ans de guerre civile et d’anarchie. Et elles étaient prêtes à se sacrifier pour ce djihad. Huit jours plus tard, le cheikh Aweys, chef des Tribunaux islamistes, abandonnait Mogadiscio. Les Ethiopiens venaient d’emporter une guerre éclair. Manon Quérouil et Véronique de Viguerie ont partagé la vie des Somaliennes pendant les jours qui annonçaient les combats. Voilées, escortées par cinq gardes armés, elles ont approché des femmes pour qui la charia est un premier pas vers la sécurité. Mais interdiction leur était faite de montrer une mère de famille, son bébé dans un bras, un fusil-mitrailleur dans l’autre. Habiba, 20 ans, s’est entraînée dans une unité féminine. Car la ségrégation reste de mise et les combattantessont parquées entre elles, sous les ordres d’un mâle. Son voile et sa robe ne laissent voir que son regard, mais Alimisadir, fervente milicienne des Tribunaux islamiques, s’entraîne avec des consœurs en vue de l’arrivée des troupes éthiopiennes. Durant des années, elles ont été violées. Aujourd’hui, leur hidjab ne les empêche pas de tenir la kalach comme des hommes. L’engagement armé des femmes somaliennes dans le djihad est un événement exceptionnel au regard de l’histoire de l’islam. Mais il semblait tout à fait normal aux mères et aux épouses que nos reporters ont rencontrées. A l’exception d’une brève décennie après son indépendance (1960-1969), la Somalie n’a connu que le chaos, la famine et la violence. Après la sécession du nord du pays en 1991, puis la déroute de l’intervention américaine en 1993 et la faillite du mandat de l’Onu, l’ancienne colonie italienne a sombré dans les mains des « Warlords », les Seigneurs de guerre. Pendant plus de quinze ans, des milliers de femmes ont été violées par des soudards. Avec les Tribunaux islamiques, c’était la première fois qu’elles connaissaient un semblant de paix. Et elles étaient prêtes à donner leurs vies pour le défendre. Djihad ! Djihad ! » Une grappe de jeunes étudiantes voilées de la tête aux pieds brandissent un poing vengeur et interpellent les automobilistes dans les rues de Mogadiscio plombées par la chaleur. Quelques heures après l’annonce de l’entrée en guerre de l’Ethiopie contre la milice des Tribunaux islamiques, ces silhouettes noires et furtives désertent le chemin de la faculté pour haranguer les habitants de la capitale : « Venez nous rejoindre dans la lutte contre l’envahisseur. » Cette Ethiopie, ennemie héréditaire et alliée des Etats-Unis dans la région. Pour Umulkher, responsable de la section féminine des combattants de Dieu, pas question de rester sur la touche. Sur le front depuis une semaine, cette jeune mère de famille de 32 ans raconte, d’une voix forte et décidée, l’effort inlassable des derniers mois pour fédérer la lutte de ses semblables. Pour mettre sur pied un réseau de combattantes mobilisables sur un simple coup de téléphone. Alors que l’armée éthiopienne avance vers la capitale, plus d’une centaine de « guérilleras » ont déjà quitté leur foyer et rallié le front par camion. Pour cette supportrice des Tribunaux islamiques, la participation des femmes à la guerre est d’abord une obligation religieuse : « Avant d’être des femmes, nous sommes des musulmanes et notre devoir de croyantes est de nous battre, jour et nuit, au nom d’Allah contre les ennemis impies. » S’offusque-t-elle qu’on l’accuse d’être liée à Al-Qaïda ou qu’on les compare, elle et les siennes, aux talibans d’Afghanistan ? « Nous n’avons aucun lien avec eux, mais Oussama Ben Laden est un bon musulman, je lui souhaite donc bonne chance dans son combat. Je soutiens également les talibans qui n’ont eu d’autre tort que de vouloir établir un Etat islamique. Personne n’est jamais trop extrémiste quand il s’agit de défendre la foi musulmane. Dans l’avenir, je mets ma main à couper que nos droits de femmes seront respectés car ils ont été clairement définis dans trois versets du Coran. C’est en obéissant à l’islam que nous serons pleinement libres, et l’application de la charia ne fera que garantir cette liberté. » Les maîtres du pays, ces Tribunaux islamiques, ont bien failli réussir leur rêve : en moins de sept mois de pouvoir, jeter les bases d’un Etat religieux le plus extrémiste. La population martyre de Somalie était si lasse de la folie barbare des Seigneurs de guerre qui se disputent le pays depuis quinze ans que les religieux ont été, le plus souvent, les bienvenus. Dans le quartier central d’Abi Hosh, du nom d’un ancien businessman bienfaiteur de la ville, le bush a envahi le stade et l’ancien zoo. Sur la route principale, jalonnée de ruines et de carcasses de voitures, des camions débordants de bananes slaloment entre les flaques et les carrioles tirées par des ânes efflanqués. Témoin de l’interminable guerre civile, le paysage désolé raconte, à chaque coin de rue, l’horreur du conflit. Dans sa petite bicoque bleue lavée par les pluies récentes, Ashah a, elle aussi, payé du prix du sang des siens le tribut à la guerre : son mari et deux de ses fils ont été tués en essayant de s’enfuir au Yémen, l’une de ses filles a été violée par les Seigneurs de guerre, une autre a été kidnappée. Alors, pour cette vieille femme récemment rentrée d’un exil en Arabie saoudite, l’arrivée au pouvoir des Tribunaux islamiques était une bénédiction : « Grâce à eux, la sécurité est revenue en ville, le port et l’aéroport ont été rouverts, et nous oublions enfin la peur. Je prie pour que les Tribunaux islamiques restent au pouvoir. Pour qu’ils gagnent la guerre contre l’Ethiopie. » Si, affaire d’âge, Ashah ne se bat qu’à coups de prières, ses cadettes sont, quant à elles, bien résolues à prendre les armes pour défendre l’ordre religieux. Habiba a 20 ans et revient juste de la ligne de front où elle combat dans une unité féminine auprès de 150 camarades. Car même à la guerre, la ségrégation demeure et les femmes, sommées de se déplacer avec un « mohareymin », un membre mâle de la famille, sont parquées dans un campement spécial. Mais pour cette infirmière qui enseigne la religion dans une madrasa de filles, pas de doute, les Somaliennes sont incontournables dans le conflit qui oppose et va continuer d’opposer une partie de son pays à l’Ethiopie : « Les femmes sont les principales ressources des Tribunaux islamiques, car non seulement elles se dévouent au combat et sont prêtes à mourir pour l’amour de Dieu, mais elles dispensent également des soins médicaux et encouragent leurs enfants à prendre part au djihad. » Si Habiba concède du bout des lèvres que certains membres extrémistes des milices religieuses ne voient pas d’un bon œil ces soldats en « hidjab », elle reste optimiste pour un avenir lointain : « Si les Tribunaux islamiques parviennent à instaurer la charia, nous aurons davantage de droits qu’aujourd’hui. Notre travail sera reconnu, nos filles auront accès à l’éducation et les femmes des clans inférieurs auront enfin le droit de se marier. » Etonnant de voir Habiba prêcher avec la plus grande sincérité les vertus d’une charia libératrice... Egalité, sécurité et djihad teinté de nationalisme constituaient la pierre angulaire de soutien d’une partie de la population aux milices religieuses. Fatouma ne fait pas exception. Cette jeune étudiante de 17 ans appartient à une cellule féminine qui se réunit chaque semaine pour prier, étudier le Coran et réviser les techniques militaires apprises pendant un mois dans un camp d’entraînement avec une vingtaine de camarades. A l’occasion de leur réunion dans un petit appartement prêté par un voisin membre des Tribunaux islamiques, la jeune fille exprime timidement les raisons de son engagement précoce : « Depuis mon enfance, je n’ai connu que le règne de la terreur imposé par les Seigneurs de guerre. Les Tribunaux islamiques sont les seuls à prendre soin de notre pays, ils sont nos sauveurs et nous attendions avec impatience le début de la guerre contre l’Ethiopie pour leur montrer notre soutien. » A ses côtés, Khadidja, silhouette de matrone et regard enfiévré qui seul se détache du long voile noir qui la dissimule tout entière, enchaîne : « Nous, femmes, sommes les garantes de l’islam et du futur de nos enfants. Nous devons nous battre contre l’Ethiopie qui cherche à nous enlever notre religion. Nous vaincrons avec l’aide de Dieu ! » Pour cette ancienne professeure dans une madrasa et mère de six enfants, le départ à la guerre est imminent : « Je suis prête à quitter ma maison et ma famille à l’appel des Tribunaux. J’irai au combat avec mon mari, et nos mères prendront soin des petits. » Son époux, un membre de la Shabaab, la branche armée des islamistes constituée de jeunes miliciens radicaux, semble en tirer une certaine fierté : « J’ai montré l’exemple en étant parmi les premiers à décider d’envoyer ma femme s’entraîner dans un camp militaire. » La véritable raison de l’audace de ce précurseur ? « Les services secrets m’ont confié que les Ethiopiens utilisent leurs femmes et leurs enfants sur le front, alors de notre côté également tout le monde doit être prêt à participer au djihad. » Falouma est prête et attend même désespérément, comme les 300 femmes vétérans qui ont servi pendant la guerre civile, d’être appelée sur le front. Dans le bâtiment désaffecté qui sert d’abri aux anciens combattants, elle rentre d’un pas décidé, défroisse d’un geste sec son treillis défraîchi et salue dans un claquement de rangers. Celle qui a jadis déserté, écœurée par les combats fratricides incessants, n’a aujourd’hui plus rien à perdre : « J’ai 46 ans, tous mes enfants sont morts pendant la guerre civile et je n’ai pas reçu de salaire depuis des années. J’attends avec impatience l’ordre qui m’enverra au combat. » Un ordre qui risque bien de ne jamais venir car, à en croire son commandant, ses chances de repartir à la guerre sont très minces : « Nos soldates sont trop vieilles, elles ont pris de l’embonpoint et ne sont plus capables de se battre. » Sur le marché aux fruits de Mogadiscio, Aminah fait sensation auprès de ses clients en lançant à la cantonade qu’elle se prépare à partir à la guerre : « Je me suis enregistrée sur les listes des volontaires au djihad et j’ai reçu, la semaine dernière, un entraînement intensif auprès des milices des Tribunaux islamiques. Les Ethiopiens ne me font pas peur ! » Balayant tout soupçon d’incrédulité bien légitime devant cette mamma tout en chair et en boubou qu’on peine à imaginer en amazone, elle ajoute, dans un rire sonore : « Ici, même les enfants de 8 ans savent tirer au fusil, alors pourquoi pas les femmes ? » Même profession de foi, quelques pas plus loin, de la part de Tchawael, frêle vendeuse de lessive et mère de dix enfants. Repoussant d’une main une mouche insistante et rajustant de l’autre son voile coloré, elle martèle son engagement : « J’ai combattu pendant la guerre civile et je n’ai rien oublié du maniement des armes. Alors oui, je suis prête à monter au front avec toute ma famille pour défendre notre pays. » Son voisin d’échoppe, vendeur de petits pains, acquiesce : « Les femmes qui s’engagent dans le djihad sont notre fierté nationale, elles protègent notre patrie et notre peuple des envahisseurs éthiopiens. Mon épouse m’a demandé l’autorisation de participer à la guerre et elle partira bientôt combattre à l’appel des Tribunaux islamiques. » som7.jpg Lundi 1er janvier, les troupes somaliennes gouvernementales célèbrent leur victoire totale sur l’Union des Tribunaux islamiques qui viennent d’abandonner leur ultime bastion, le port de Kismayo, après une nuit de terribles bombardements. De nombreux Arabes et Asiatiques combattaient dans les rangs des islamistes somaliens. Ils ont fui vers le Kenya voisin. B., une Somalienne, dirige une O.n.g. de femmes. Elle s’occupe des victimes de viol et de violences domestiques. Sous l’œil sévère d’un milicien des Tribunaux islamiques, elle se lance dans un panégyrique des fous de Dieu : « Depuis sept mois, et leur arrivée à Mogadiscio, aucun nouveau cas de viol n’a été rapporté et la culture de l’impunité a pris fin. Aujourd’hui, nous pouvons à nouveau vivre et espérer. » Mais quelques heures plus tard, à l’abri des mouchards et des regards indiscrets, elle confie ses vraies craintes : « Depuis leur arrivée au pouvoir, nous sommes allées voir les responsables des Tribunaux islamiques à trois reprises, et à chaque fois ils nous ont répondu que la question du droit des femmes n’était pas une priorité. Et Dieu seul sait ce que l’avenir nous réserve. » Auteur : Manon Quérouil Photos : Véronique de Viguerie |
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assalamou alaykoum
lundi 15 janvier 2007, mis à jour à 08:44 Convoi éthiopien attaqué dans la capitale somalienne Mogadiscio Reuters Des Somaliens armés ont attaqué dimanche soir un convoi de soldats éthiopiens à Mogadiscio, et des combats ont ensuite fait rage pendant une demi-heure, a-t-on appris lundi de source gouvernementale somalienne. "Un convoi éthiopien a été attaqué près de l'hôpital Arafat. L'un des camions a été touché, et a pris feu", a déclaré ce responsable. L'hôpital Arafat est situé dans un quartier du nord de Mogadiscio où des soldats gouvernementaux et éthiopiens ont perquisitionné dimanche des maisons à la recherche d'armes. "Trente minutes de violents combats ont suivi. Il y a des morts des deux côtés mais je n'ai pas de chiffres", a-t-il ajouté. Des soldats éthiopiens ont essuyé à plusieurs reprises des coups de feu depuis le début de l'année. La semaine dernière, des manifestants ont jeté des pierres et incendié des pneus pour dénoncer leur présence en Somalie. L'Ethiopie, dont l'appui a été décisif dans la contre-offensive éclair lancée par les forces gouvernementales contre les milices islamiques, veut retirer ses soldats dans les semaines à venir. Mais des diplomates redoutent que ce retrait n'expose la vulnérabilité du gouvernement fédéral de transition (GFT). Dimanche, une délégation de l'Union africaine est arrivée en Somalie pour préparer le déploiement d'une force africaine de maintien de la paix. "A présent que l'équipe de l'UA est là, cela démontre clairement que les troupes éthiopiennes partiront dans un délai de deux à trois semaines", a déclaré le porte-parole du gouvernement somalien, Abdirahman Dinari. |
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assalamou alaykoum
Lundi 15 janvier 2007 Somalie: au moins 3 morts à Mogadiscio dans des incidents armés © AFP La capitale somalienne Mogadiscio, le 9 janvier 2007Au moins trois personnes, dont un policier, ont été tuées et plusieurs blessées à Mogadiscio dans la nuit de dimanche à lundi dans plusieurs incidents entre des hommes armés et les forces de sécurité somaliennes, ont rapporté des témoins. Au moins deux personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une embuscade tendue par des hommes armés aux forces de sécurité somaliennes soutenues par l'armée éthiopienne dans un quartier du sud de la capitale. Dans le même quartier, un policier a été tué par balles également dans la nuit lorsqu'un groupe armé a mené un raid contr un poste de police. Selon ces témoins, les affrontements ont débuté dans le sud de la ville par une embuscade tendue à un véhicule de patrouille de la police qui ont entraîné les accrochages les plus "forts" depuis que les forces gouvernementales, appuyées par l'armée éthiopienne, ont pris la capitale aux forces des tribunaux islamiques le 28 décembre. "C'est l'affrontement le plus fort depuis que le gouvernement et les forces éthiopiennes ont défait les islamistes", a commenté à l'AFP un habitant, Mohamed Hassan. Selon ces témoins, des tirs de mortier et de mitrailleuses ont notamment été utilisés. "Après les combats, j'ai vu deux cadavres, deux hommes tués près d'une usine de pâtes dans la rue du 21 octobre", a raconté Munina Ismail, un autre résident. "Un explosif a été lancé en direction du véhicule de patrouille, il y a beaucoup de pertes, mais je ne sais pas combien", a affirmé de son côté un autre habitant du quartier, Mohamoud Aden. Des tirs ont ensuite duré pendant une demi-heure, avant que des troupes gouvernementales renforcées par des chars éthiopiens encerclent la zone, selon les mêmes sources. Lors du second incident, des hommes armés ont mené un raid contre un commissariat de police dans le même secteur, tuant un policier et dérobant les fusils. "Ils ont ouvert le feu contre un policier qui était de faction et il est mort sur les lieux; ils ont pris trois fusils dans le commissariat", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un policier. "Immédiatement, des soldats éthiopiens lourdement armés et des chars sont arrivés sur les lieux et ils ont bouclé le quartier", a rapporté à l'AFP Mohamed Hassan. "Ils ont commencé du porte-à-porte à la recherche d'armes, mais je ne sais pas si ils en ont retrouvées", a-t-il ajouté. Dimanche, le gouvernement avait affiché sa volonté de restaurer la sécurité à Mogadiscio, au lendemain de l'approbation de l'état d'urgence par le Parlement dans le pays pour 3 mois. "L'époque où l'on terrorisait les gens est terminée. Le gouvernement est déterminé à renforcer la sécurité à Mogadiscio", avait déclaré le porte-parole du gouvernement, Abdirahman Dinari. Dimanche, les troupes somaliennes avaient mené un raid contre des caches présumées d'islamistes dans Mogadiscio. L'opération, appuyée par les troupes éthiopiennes, a été menée dans des maisons du quartier de Towfiq (sud) où des caches d'armes ont été découvertes et dans un hôpital privé dont les gardes ont été désarmés. |
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Ce n'est pas encoree fini Citation:
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![]() Au moins 14 personnes, dont 6 soldats, ont été tuées mercredi dans d'intenses combats dans le sud de Mogadiscio entre des assaillants non identifiés et les forces somaliennes et éthiopiennes, provoqués par l'attaque à l'aube du quartier général de l'armée éthiopienne. Ces combats se sont déroulés dans au moins cinq quartiers du sud de la capitale somalienne, ravagée par l'instabilité depuis le début, en 1991, de la guerre civile dans ce pays. Mogadiscio est le théâtre d'attaques quasi quotidiennes et meurtrières depuis deux mois et demi, menées par des hommes armés inconnus mais attribuées par le gouvernement aux islamistes somaliens qui ont perdu fin décembre 2006-début janvier les régions qu'ils contrôlaient. Selon des sources hospitalières, une dizaine de personnes ont aussi été blessées dans ces violences. "J'ai vu des hommes armés masqués qui tiraient en direction des troupes du gouvernement (...) Les forces gouvernementales répondaient par de l'artillerie lourde sur les quartiers, certains tirs ont atterri dans des habitations, la situation devient exaspérante", a lancé à l'AFP Abdisatar Mohamed, un habitant du quartier KBB (sud). Selon un précédent bilan, huit personnes, dont trois soldats en uniforme, avaient été tués dans l'attaque tôt mercredi du quartier général de l'armée éthiopienne à Mogadiscio. "Des hommes armés ont attaqué le bâtiment de l'ancien ministère de la Défense (qui sert de quartier général à l'armée éthiopienne) et ouvert le feu. Les Ethiopiens ont riposté avec une puissance de feu incroyable", selon un habitant, Mohamed Ali Nur. Au moins trois civils et trois autres soldats ont été tués dans ces tirs, avec une intense riposte des forces somaliennes et de l'armée éthiopienne, ce qui porte le bilan à 14 morts. De son côté, le capitaine Paddy Ankunda, porte-parole des troupes ougandaises, premiers éléments de la force de paix africaine en Somalie (Amisom), a affirmé que la force n'était pas impliquée dans les combats de mercredi. "Trois civils ont été tués après la chute d'obus de mortier dans leur maison. J'ai vu les corps", a rapporté à l'AFP Abdulkadir Hassan, résident du quartier Labothataha (sud). Selon un journaliste de l'AFP, trois soldats en uniforme ont été tués, dont deux ont été brûlés par des habitants en colère et le troisième a été traîné et piétiné dans une rue par la foule dans le quartier Baruwa (sud). Par ailleurs, plusieurs centaines de soldats du contingent éthiopien stationné à Mogadiscio ont quitté la ville mercredi, lors d'une nouvelle phase du retrait de l'armée d'Addis Abeba de Somalie. Ces soldats ont quitté l'enceinte de la présidence somalienne à bord de camions militaires à l'issue d'une cérémonie à laquelle ont participé des responsables éthiopiens et de l'Union africaine (UA). "Le second contingent des troupes éthiopiennes quitte la Somalie pour l'Ethiopie. Un régiment part aujourd'hui" mercredi, a déclaré à l'AFP le représentant du gouvernement éthiopien à Mogadiscio, Faissah Chawl. Selon lui, environ un régiment de l'armée éthiopienne encore en Somalie restera après ce retrait. L'Ethiopie avait justifié fin décembre son intervention en Somalie par la menace que faisait peser, selon elle, le mouvement islamiste sur sa sécurité. L'armée éthiopienne aide depuis décembre le gouvernement somalien à tenter de stabiliser le pays. L'Amisom doit progressivement prendre le relais de l'armée éthiopienne. |
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