Afficher un message
  #1 (permalink)  
Vieux 11/11/2007, 20h30
said said est déconnecté
Senior Member
 
Date d'inscription: septembre 2007
Localisation: AK47 a la main au jihad avec nos frères de la ouma jusque a la mort!!!!!
Messages: 227
Par défaut Trois islamistes français capturés en Irak

Trois islamistes français capturés en Irak

TERRORISME Partis se battre aux côtés des djihadistes de Faludja avec plusieurs camarades, ils ont été arrêtés les armes à la main par les troupes américaines

Partis en Irak au printemps 2004, les trois hommes auraient été interpellés en novembre dernier après la fin de l'offensive américaine contre Faludja, le fief de la résistance sunnite.

Trois jeunes islamistes français, dont deux ont été identifiés, sont actuellement détenus en Irak par les troupes américaines. De source gouvernementale française, les trois hommes auraient été capturés à l'automne dernier lors de l'offensive contre la ville de Faludja, bastion des quelques milliers de djihadistes étrangers, en majorité moyen-orientaux, venus se battre en Irak. L'avenir des trois Français pourrait être évoqué le 8 février au cours de la visite à Paris de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. Au menu des discussions, le cas de leurs trois compatriotes toujours détenus à Guantanamo pourrait être réglé rapidement selon des sources proches de l'Administration américaine.

Jean Chichizola
[Le Figaro 04 février 2005]
http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/g...050204.FIG0155

Des trois islamistes français détenus en Irak, deux ont un nom et un visage : Chekou Diakhabi et Peter Cherif. Le troisième, dont l'existence nous a été confirmée hier par des sources diplomatiques françaises et militaires américaines, n'a pas été identifié. Chekou Diakhabi et Peter Cherif ont quitté Paris pour l'Irak au printemps 2004 avec une demi-douzaine de membres de leur petit groupe d'amis du XIXe arrondissement (lire ci-dessous). L'objectif de cette petite bande : participer au djihad irakien. Moins d'un an plus tard, le bilan est lourd : trois d'entre eux – Redouane el-Hakim, Tarek Ouinis et Abdelhalim Badjoudj – sont morts quelque part entre Bagdad et Faludja. El-Hakim a été tué dans un bombardement à Faludja le 17 juillet, Ouinis a été fauché par les tirs d'une patrouille américaine le 17 septembre et Badjoudj est mort dans un attentat suicide le 20 octobre. Un quatrième larron, Boubaker el-Hakim, le frère aîné de Redouane, attend d'être fixé sur son sort au fond d'une geôle syrienne.

De source gouvernementale française, Chekou Diakhabi et Peter Cherif sont, quant à eux, détenus par l'armée américaine après avoir été arrêtés dans la région de Faludja. Pour l'heure, les informations sur leur lieu de détention et les conditions de leur capture sont des plus nébuleuses. Les deux hommes auraient été interpellés après la fin de l'offensive américaine contre Faludja. A la mi-novembre, des sources militaires irakiennes et américaines avaient annoncé que, dans la poignée d'étrangers retrouvés sur place, quelques «militants parlant français», mais dont on ne connaissait pas la nationalité, étaient tombés dans les mains des troupes de la coalition. Interrogées par Le Figaro, des sources françaises et américaines n'avaient pu confirmer cette information ou préciser si les inconnus étaient ressortissants français ou venus de pays francophones.

Quel qu'ait été leur parcours dans le triangle sunnite, les deux «titis» du XIXe sont aujourd'hui bien perdus au fin fond du bourbier irakien. Une expérience à laquelle Chekou Diakhabi, 19 ans, natif du XVIIIe arrondissement de Paris et issu d'une famille originaire d'Afrique noire, et Peter Cherif, 22 ans, né, lui, à Paris XXe de parents d'origine maghrébine, n'étaient guère préparés. Tout les rapproche de leurs camarades interpellés la semaine dernière par la Direction de la surveillance du territoire (DST) et mis en examen par les juges d'instruction antiter roristes : même jeunesse, même enfance parisienne sans histoire, même intégration apparente dans la société et même dérive à la sortie de l'adolescence.

Pour Chekou et Peter, comme pour leurs amis morts ou incarcérés en Syrie et en France, cette dérive a un nom : Farid Benyettou. Interpellé par la DST le 24 janvier, mis en examen le 28 pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», ce jeune Parisien de 23 ans a convaincu ses compagnons de franchir le pas et de partir se sacrifier en Irak via la Syrie. Dans cette course à la mort, Chekou Diakhabi se serait distingué par son ardeur. Il aurait notamment été pendant un temps un relais important en Syrie de ce petit réseau en gestation. Avant de franchir la frontière et de basculer dans l'action armée.



Une cinquantaine de jeunes ont été endoctrinés par Farid Benyettou qui leur prêchait le djihad
Un chef spirituel de 23 ans à la tête du groupe des Buttes-Chaumont

J. C.
[Le Figaro 04 février 2005]
http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/g...050204.FIG0153

Deux des trois islamistes détenus en Irak sont issus du même groupe. Et ils ne sont pas les seuls. Depuis le début de l'année 2003, une cinquantaine de jeunes Français ont été endoctrinés par le prédicateur du XIXe arrondissement, Farid Benyettou. Une cinquantaine de disciples initiés à l'islamisme radical au moyen d'une théologie très spéciale qui sanctifie le djihad et les attentats martyrs avec, au bout du cursus, les appels à partir en Irak. Un groupe de copains à l'image de la France black-blanc-beur où se côtoient les Français d'origine africaine, maghrébine et les convertis. En mai et juin 2004, ils auraient été une dizaine à prendre la route de la Syrie pour gagner l'Irak.

Selon leurs déclarations, c'est Farid Benyettou qui a donné son aval à ces jeunes pour qu'ils aillent combattre. Il avait même conseillé à ces gamins, à peine moins âgés que lui, de passer outre à l'opposition, parfois farouche, de leurs parents. Du haut de ses 23 ans, Farid Benyettou aurait reconnu avoir personnellement «autorisé» à partir Boubaker el-Hakim, Cherif Kouachi et Thamer Bouchnak, tous deux interpellés et mis en examen à Paris la semaine dernière. Avant de s'envoler pour Damas, l'un des jeunes Parisiens aurait reçu des cours de maniement d'armes légères. Un de ses camarades aurait, quant à lui, tout juste vu une kalachnikov en photo. Un autre encore voulait incendier des synagogues avant de se faire sermonner par Farid Benyettou. Le groupe avait réuni une somme de 8 000 euros grâce aux économies de ses membres et à des collectes auprès de certains fidèles. Cet argent devait les aider à payer un passeur pour franchir la frontière syro-irakienne et acheter des armes. Dernier élément important : les jeunes mis en examen la semaine dernière auraient reconnu que leur objectif était bien l'Irak avant d'ajouter qu'ils entendaient rejoindre les hommes de Zarqaoui.

Le leader du groupe aurait insisté sur l'importance de la télévision dans la mobilisation de ses troupes. Farid Benyettou aurait notamment indiqué que leur motivation se renforçait à chaque fois qu'ils y voyaient des morts arabes. Une chose est sûre : les islamistes du XIXe avaient reçu l'endoctrinement nécessaire pour commettre des attentats suicides en Irak. Evoquant un de ses camarades, un islamiste a expliqué que son but était «de gagner le plus haut du paradis plus que de vivre sur terre».

Cette vénération du sacrifice ne doit pas surprendre. Le groupe du XIXe avait été à bonne école. En 1998, son guide spirituel, Farid Benyettou – à peine âgé de 17 ans –, avait été initié par des vétérans de l'islam radical. Son beau-frère Youcef Zemmouri, expulsé vers l'Algérie fin 2004, l'avait notamment présenté à un des idéologues du mouvement : le Marocain Mohammed Karimi. Par Karimi, Benyettou avait eu accès à la vulgate salafiste. Expulsé en 2000 vers le Maroc, Karimi aurait enseigné à deux autres disciples devenus célèbres : Hervé Djamel Loiseau, mort gelé dans les montagnes afghanes en décembre 2001, et Brahim Yadel, arrêté en Afghanistan en 2001, détenu à Guantanamo pendant près de trois ans et écroué en France pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.



Le dossier profite du réchauffement franco-américain
Les trois Français de Guantanamo bientôt rapatriés

J. C.
[Le Figaro 04 février 2005]
http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/g...050204.FIG0152

Trois Français sont toujours détenus à Guantanamo. En décembre dernier, les autorités françaises avaient bien espéré le transfert de Redouane Khalid, Khaled Ben Mustapha et Mustaqali Patel. Sans que Paris sache très bien pourquoi, la décision avait été finalement reportée. La cérémonie d'investiture de George Bush passée et la nouvelle Administration installée, une solution pourrait être prochainement trouvée dans le cadre du réchauffement des relations franco-américaines.

Quatre détenus avaient été rapatriés en juillet 2004. Mourad Benchellali, Imad Achab Kanouni, Nizar Sassi et Brahim Yadel avaient été placés en garde à vue sur commission rogatoire des juges d'instruction antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Jean-François Ricard, puis mis en examen et écroués dans le cadre d'une information judiciaire contre X ouverte le 12 novembre 2002 par le parquet de Paris pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Une source officielle américaine avait alors précisé au Figaro, évoquant les trois Français restés à Guantanamo, que Khaled Ben Mustapha et Ridouane Khalid étaient demeurés à Guantanamo pour des motifs liés à la «sécurité nationale». «Nous étudions toujours leurs actes et leurs connections [avec la mouvance terroriste islamiste]», avait ajouté cette source.

Redouane Khalid est connu des services de police français depuis son interpellation, en 1998, dans le cadre du démantèlement d'un groupe de soutien au GSPC algérien (groupe islamiste lié à al-Qaida). Deux de ses frères ont été récemment mis en cause dans un faux braquage contre la Brink's en région parisienne ayant permis à des islamistes de rafler un million d'euros. Khaled Ben Moustapha a un profil moins flamboyant : il aurait été observé par les services de renseignement français dans la périphérie de l'islamiste Djamel Beghal soupçonné d'avoir préparé un attentat à Paris. Le cas du Franco-Indien Mustaquali Patel, marié à une Française de la Réunion dans les années 80 avant de disparaître en 1990, semble, lui, directement lié aux problèmes juridiques posés par sa double nationalité. L'homme était totalement inconnu de la police et de la justice françaises.



Neuf fous d'Allah

[Le Figaro 04 février 2005]
http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/g...050204.FIG0154

Le groupe des Buttes-Chaumont est né d'une bande de copains du XIXe arrondissement de Paris, dont neuf membres sont morts ou en prison.

Trois morts en Irak :
Redouane el-Hakim, 19 ans, tué le 17 juillet 2004 par un bombardement à Faludja
Tarek Ouinis, 19 ans, abattu le 20 septembre 2004 par une patrouille américaine
Abdelhalim Badjoudj, 19 ans, mort le 20 octobre 2004 dans un attentat suicide

Trois mis en examen et écroués en France, à la fin janvier :
Farid Benyettou, 23 ans
Thamer Bouchnak, 22 ans
Cherif Kouachi, 22 ans

Un emprisonné en Syrie depuis août 2004 :
Boubaker el-Hakim, 21 ans

Deux détenus en Irak par l'armée américaine depuis novembre 2004 :
Chekou Diakhabi, 19 ans
Peter Cherif, 22 ans
Réponse avec citation